Point mu et sphygmologie : diagnostic chinois en obstétrique : intérêt ?

DIU d’Acupuncture Obstétricale : tableaux d’une exposition

 Le décret n° 2008-863 du 27 août 2008 complétant le code de déontologie des sages-femmes [[1]] et l’arrêté du 2 novembre 2009 [[2]] ont légalisé la pratique de l’acupuncture chez les sages-femmes à condition d’être titulaire du diplôme interuniversitaire (DIU) d’acupuncture obstétricale.

Voici une nouvelle présentation de mémoire soutenu à Lille en 2019 sous la direction du Professeur Véronique Houfflin-Debarge et des coordinateurs les Drs Marie-Hélène Montaigne et Jean-Marc Stéphan, faisant suite aux travaux précédemment décrits [[3],[4],[5],[6],[7],[8],[9],[10]] et montrant que la recherche clinique réalisée par nos étudiantes et sous contrôle de leur chef de service obstétricien ne s’essouffle pas.

 

Pouls quantitatifs et sensibilité de qimen en début de travail : quel apport d’informations sur le déroulement de l’accouchement ?

 

A la maternité de Roubaix (au Pavillon Paul Gellé puis à la Maternité de Beaumont) entre avril 2017 et février 2018, Marie Guitton et Hélène Fillot ont réalisé une étude concernant l’intérêt des tests diagnostiques d’acupuncture en salle de naissance chez des patientes en travail spontané pendant la phase de latence ou chez des patientes devant être déclenchées : prise des pouls chinois, palpation du 14F (qimen).

Le recrutement des femmes s’est fait aléatoirement.

Le recueil des données a été réalisé par les deux auteurs de l’étude. 75 patientes, 39 primipares et 36 multipares, dont 4 secondes pares ayant un utérus cicatriciel ont été étudiées, dont les âges gestationnels se répartissaient entre 37 et 41 semaines d’aménorrhée (SA).

 

Pouls quantitatifs

 

La première partie de cette étude concernait les pouls quantitatifs en début de travail qui avaient déjà été étudiés lors d’une précédente étude diagnostique [4]. En effet, il avait été constaté qu’une bascule à la palpation des pouls quantitatifs[1] de la loge taiyin (Rate-Pancréas) vers la loge yangming (Poumon) était prédictive d’une mise en travail spontanée, physiologique qui s’observerait dans les trois semaines qui précèdent l’accouchement. Autre point fort de la précédente étude de Sandrine Huret et Emilie Bigotte en 2012 était la forte diminution du pourcentage de Vide du pouls de la loge Rein au-delà de 38 SA (33,33% des cas) qu’elles expliquaient par le fait que le Rein est physiologiquement très important pour l’accouchement. Malheureusement, cette étude diagnostique était de très faible niveau de preuve, sans aucune étude statistique et biaisée sans doute par une certaine part de subjectivité.

De ce fait, pour essayer de démontrer à nouveau l’intérêt de la sphygmologie dans le suivi de la grossesse, Marie Guitton et Hélène Fillot en 2018 ont tenté une nouvelle étude diagnostique avec détermination des indices de sensibilité et de spécificité[2].

Les pouls quantitatifs de 75 patientes ont donc été relevés (figure 1).

 

Figure 1. Lorsque le pouls de la loge taiyinyangming, il est noté B – ; lorsque le pouls de la loge taiyin <yangming : B+. Etat de la bascule des pouls des loges taiyin / yangming en fonction de l’âge gestationnel des patientes : plus l’âge gestationnel avance, plus la proportion de patientes ayant réalisé la bascule des pouls est importante. En revanche à 41 SA, il existe un nombre important de patientes sans bascule.  

 

Les résultats ne sont malheureusement pas au rendez-vous. Ainsi, même s’il apparait qu’une bascule est bien réalisée à 40SA, il n’est pas observé de différence significative concernant l’issue de l’accouchement (césarienne, voie basse ou extraction), que ce soit lorsque le travail est spontané ou déclenché ; et pas de différence notable de durée du travail, quel que soit le mode d’entrée en travail. Aucune conclusion n’est possible non plus en ce qui concerne la durée du travail en fonction du pouls de Rein.

 

Sensibilité du qimen

 

Qimen sensible quel que soit le mode d’entrée en travail

La sensibilité du qimen a été recherchée sur une population de 74 patientes en début de travail. Parmi elles, quatorze présentaient au moins un 14F sensible (14F+) et quatorze autres un 14F non sensible (14F-). L’issue de l’accouchement quel que soit le mode d’entrée en travail a été observé (figure 2).

 

Figure 2. Parmi les patientes ayant un 14F- : 67% ont accouché par voie basse normale, 23% ont eu une extraction instrumentale, 10% ont eu une césarienne ; parmi les patientes ayant un 14F + : 14% ont accouché par voie basse normale, 43% ont eu une extraction instrumentale, 43% ont eu une césarienne.

 

L’étude statistique objective une sensibilité de 37,5% et une spécificité de 95,2% ; la valeur prédictive positive (VPP) est de 85,7% et la négative (VPN) à 66,7% (Tableau I).

 

Tableau I. Etude statistique si qimen sensible quel que soit le mode d’entrée en travail. 

 

Accouchement dystocique

Accouchement eutocique

Qimen +

12 (vrais positifs)

2 (faux positifs)

Qimen -

20 (faux négatifs)

40 (vrais négatifs)

 Pour l’ensemble de la population de cette étude, il est observé qu’en cas de qimen sensible, les patientes ont donc 85,7% de risques que leur travail aboutisse à un accouchement dystocique. Les patientes ayant un qimen non sensible ont quant à elles 66,7% de chances que leur travail aboutisse à un accouchement physiologique. Le coefficient Q de Yule qui mesure l’intensité de la liaison entre les deux variables (accouchement dystocique/qimen+) est très fort (Q=0,85). Le test Khi² étant à 12,69 ; la liaison est statistiquement significative entre l’accouchement dystocique et qimen+ et il y a moins d’une chance sur 1000 que la distribution soit due au hasard ((p≤0,001).

 

Qimen sensible et travail spontané

Pour les patientes en travail spontané, en cas de qimen sensible, la probabilité d’accouchement dystocique est de 71,4%. A l’opposé, lorsque qimen n’est pas sensible, la probabilité d’accouchement physiologique est de 67,6%. La liaison n’est pas statistiquement significative entre l’accouchement dystocique et qimen sensible.

 

Qimen sensible et déclenchement artificiel du travail

 

Figure 3. En cas de déclenchement : 65% des patientes du groupe qimen – ont accouché par voie basse simple contre aucune dans le groupe qimen +. 18% des patientes du groupe qimen – ont accouché par voie basse instrumentale contre 14 % dans le groupe qimen +. 17% des patientes du groupe qimen – ont accouché par césarienne contre 86% dans le groupe qimen +.

 

En cas de déclenchement artificiel du travail, toutes les femmes qui présentaient un qimen sensible ont eu un accouchement dystocique et 65,2% des patientes ayant un qimen – ont eu un accouchement physiologique Le coefficient Q de Yule est très fort (Q=1). Le Khi²=9,13, donc la liaison est statistiquement significative entre un accouchement dystocique et qimen + (p≤0,01). Cependant, la faible taille de l’échantillon est à prendre en compte pour l’interprétation des résultats (Tableau II).

               

Tableau II. Etude statistique si qimen sensible quel que soit le mode d’entrée en travail. Sensibilité : 46,7% ; Spécificité : 100% Coefficient Q de Yule : 1 ; VPP : 100% ; VPN : 65,2% ; Khi² : 9,13 (p≤0,01) 

 

Accouchement dystocique

Accouchement eutocique

Qimen +

7 (vrais positifs)

0 (faux positifs)

Qimen -

8 (faux négatifs)

15 (vrais négatifs)

 

En conclusion de leur étude, Marie Guitton et Hélène Fillot considèrent qu’il y a peu d’intérêt à la prise des pouls quantitatifs en début de travail. Il y a trop de facteurs perturbateurs, anxiété, douleurs, etc.

En revanche, la palpation de qimen en début de travail permet de montrer de manière statistique le lien étroit entre sa sensibilité et l’augmentation de la proportion de travail dystocique notamment lors des déclenchements. Lorsque qimen est sensible, les auteurs ont ainsi relevé plus d’interventions médicales occidentales, comme l’administration d’ocytocine (utilisée pendant le travail pour 30% des patientes du groupe qimen -, contre 57% des patientes dans le groupe qimen +), accouchement instrumental, césarienne et chinoises (séances d’acupuncture). De ce fait, elles proposaient de pouvoir systématiser la palpation du point 14F, geste simple et rapide, lors des consultations de terme ou lors des décisions de déclenchement.

 

Discussion

 

La première partie de cette étude infirme les conclusions du précédent travail de Sandrine Huret et Emilie Bigotte. On ne peut pas considérer que la bascule de la loge taiyin (Rt-E) vers celle du yangming (P-GI) serait prédictive d’une mise en travail spontanée, physiologique qui s’observerait dans les trois semaines qui précèdent l’accouchement, ni la forte diminution du pourcentage de Vide du pouls des Reins survenant au-delà de 38 SA (33,33% des cas) [4]. Notons aussi le biais de la localisation des pouls. Les auteurs ont choisi celle des pouls radiaux selon George Soulié de Morant avec un pouls des Reins en Pied droit, mais pour de nombreux auteurs, le pouls des Reins est localisé à la fois aux Pieds droit et gauche [[11]]. De ce fait, le biais est majeur. Donc peu d’intérêt prédictif de la sphygmologie au cours du travail, même si à la 39 et 40e semaine, semble se détacher une certaine bascule qui ne se confirme pas à 41SA.

Plus intéressant est la recherche de la sensibilité du qimen, point mu du Foie, dans la deuxième partie de l’étude. Les points mu ou points Hérauts, points Alarmes, sont décrits partiellement dans au moins sept chapitres du Neijing. Tous situés sur le ventre ou le thorax, ils ont le sens de « rassemblement », mais également celui de « tenture ». Comme pour les points beishu, ils sont à utiliser pour combattre les déséquilibres internes des zang-fu (Organes-Entrailles) [[12]]. En obstétrique, ce sont des points importants dont la palpation fait partie de l’examen traditionnel de MC. Leur sensibilité anormale peut avoir un rôle d’alerte et pourrait faire partie des critères du diagnostic et des éléments décisionnels thérapeutiques.

Une étude descriptive réalisée entre février et mai 2015 dans le cadre d’un DIU concernant 59 patientes a évalué la sensibilité de tous les points mu considérés comme « points alarmes » lors de leur palpation au cours d’une consultation obstétricale. Carole Aussourd et Marie Combemorel ont pu ainsi remarquer que quatre troubles apparaissent plus fréquemment dans leur étude : troubles neuromusculaires, troubles gastro-intestinaux, troubles hépato-immuns, troubles hématologiques. Six points mu sensibles les plus fréquemment retrouvés étaient par ordre décroissant : 14F (qimen), 13F (zhangmen), 24VB (riyue), 12RM (zhongwan), 17RM (tanzhong) et 14RM (juque). Néanmoins du fait de nombreux biais méthodologiques, il avait été difficile de conclure à une quelconque validité scientifique, tout au plus proposaient-elles des proposition de nouvelles études [[13]].

Concernant le qimen et sa valeur prédictive dans les dystocies, les auteurs ont donc confirmé les résultats de la précédente étude de Gwladys Aubert et Nathalie Masson portant sur quarante-cinq patientes en début de travail et réalisée en 2013 [[14]] qui objectivait déjà une spécificité à 83,87% et une sensibilité à 78,57%, le coefficient de Q de Yule était calculé à 0,9 ; ce qui correspond à une très forte intensité de la liaison entre les deux variables (dystocie/qimen).

Néanmoins dans ces deux études diagnostiques, même si le qimen offre de nouvelles perspectives de diagnostic et de pronostic, il s’agit encore de le confirmer par de nouveaux essais de plus grande puissance, et en se comparant à un test de référence.

Ainsi pour évaluer et appliquer les résultats de ces études sur le qimen, il s’agira de s’interroger sur la validité de cette étude.

Est-on face à une incertitude diagnostique ? On peut répondre par l’affirmative car, même si on peut anticiper une dystocie mécanique, par disproportion entre le fœtus et le bassin ou par obstacle prævia, qui ne relève pas d’ailleurs de l’acupuncture, il est en revanche difficile d’anticiper la survenue de la dystocie cervicale menant le plus souvent à la césarienne.

Y-a-il eu une comparaison indépendante et aveugle avec un standard diagnostique de référence appliqué à tous les groupes d’étude ? On ne peut que répondre négativement du fait qu’il n’en existe pas car les causes de dystocie cervicale sont multiples : anomalie au niveau du col utérin, défaut de maturation cervicale, anomalie d’ampliation du segment inférieur (fréquent pour les utérus cicatriciels), spasme du col utérin, etc.

De ce fait, le qimen pourra servir de test de référence en changeant la prise en charge et anticiper une césarienne ou une prise en charge instrumentale.

 

 Notes

[1]. Certains auteurs appellent de la terminologie « quantitatif » la description des pouls bien spécifique au ressenti : état d’excès pour un pouls ample et fort ; état de vide pour un pouls en insuffisance, profond, fin et peu perçu.

[2]. On entend par test sensible la capacité de la bascule de la loge taiyin vers celle du yangming à identifier correctement la mise en travail spontanée (une sensibilité à 100% ne donne aucun faux négatif) ; et test spécifique par la capacité de cette prise de pouls à identifier correctement la non-bascule du pouls parmi celles qui ne sont pas encore en travail spontané, bref qu’il n’y ait aucun faux positif.

Références

[1]. Décret n° 2008-863 du 27 août 2008 complétant le code de déontologie des sages-femmes. Available from URL: http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000019386996.

[2]. Arrêté du 2 novembre 2009 fixant la liste des diplômes permettant l'exercice des actes d'acupuncture par les sages-femmes. Available from URL: http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000021245638.

[3]. Stéphan JM. DIU d’Acupuncture Obstétricale : tableaux d’une exposition. Acuterme, zhubin et mise en route du travail dans les ruptures prématurées des membranes. Acupuncture & Moxibustion. 2013;12(1):69-72.

[4]. Stéphan JM. DIU d’Acupuncture Obstétricale : tableaux d’une exposition. Sanyinjiao et périnée, zhubin et neiting dans le syndrome de Lacomme, sphygmologie quantitative. Acupuncture & Moxibustion. 2013;12(2):147-151.

[5]. Stéphan JM. DIU d’Acupuncture Obstétricale : tableaux d’une exposition. Canal carpien, prise en charge de la montée laiteuse, variétés occipito-postérieures et travail. Acupuncture & Moxibustion. 2013;12(3):240-245.

[6]. Stéphan JM. DIU d’Acupuncture Obstétricale : tableaux d’une exposition. Baihui et poussée hémorroïdaire post-partum ; qualité de vie et douleurs dans le syndrome de Lacomme. Acupuncture & Moxibustion. 2013;12(4):330-332.

[7]. Stéphan JM. DIU d’Acupuncture Obstétricale : tableaux d’une exposition. Pré-éclampsie, qimen et valeur diagnostique dans les dystocies cervicales. Acupuncture & Moxibustion. 2014;13(2):138-143.

[8]. Stéphan JM. DIU d’Acupuncture Obstétricale : tableaux d’une exposition. Délivrance et cholestase gravidique. Acupuncture & Moxibustion. 2014;13(3):213-217.

[9]. Stéphan JM. DIU d’Acupuncture Obstétricale : tableaux d’une exposition. Diabète gestationnel et diagnostic par l’examen de langue. Acupuncture & Moxibustion. 2014;13(4):291-294

[10]. Stéphan JM. DIU d’Acupuncture Obstétricale : tableaux d’une exposition. Lougu et moxibustion dans la prise en charge des suites d’épisiotomie. Acupuncture & Moxibustion. 2015;14(1):81-84.

[11]. Stéphan JM. Recension. Le diagnostic par les pouls en Chine et en Europe. Une histoire de la sphygmologie des origines au XVIIIe siècle par Eric Marié. Acupuncture & Moxibustion. 2013;12(2):160-162

[12] Stéphan JM. Traitement informatique de la théorie des ziwuliuzhu associée à celle des points saisonniers. Application aux techniques thérapeutiques des jingjin, des jingbie et à la méthode de Yanagiya Soreï. Méridiens. 1991;93,15-63.

[13]. Aussourd C, Combemorel M. Apports de la palpation des points mu au cours de la grossesse. Mémoire du Diplôme Inter Universitaire d’Acupuncture Obstétricale. Lille : Université du Droit et de la Santé. Faculté de médecine Henri Warembourg; 2016.

[14]. Aubert G, Masson N. Qimen & dystocies cervicales. Mémoire du Diplôme Inter Universitaire d’Acupuncture Obstétricale. Lille : Université du Droit et de la Santé. Faculté de médecine Henri Warembourg; 2013.

Les mémoires des DIU d'Acupuncture Obstétricale de Lille 2

Le décret n° 2008-863 du 27 août 2008 complétant le code de déontologie des sages-femmes [1] et l’arrêté du 2 novembre 2009 [2] ont légalisé la pratique de l’acupuncture chez les sages-femmes à condition d’être titulaire du diplôme interuniversitaire (DIU) d’acupuncture obstétricale.

Voici la liste de tous les mémoires soutenus à Lille sous la direction du Professeur Véronique Houfflin-Debarge et des coordinateurs les Drs Marie-Hélène Montaigne et Jean-Marc Stéphan qui montre que la recherche clinique réalisée par nos étudiantes et sous contrôle de leur chef de service obstétricien ne s’essouffle pas.


 Avertissement : tous les mémoires présentés ici sont les mémoires soumis lors de la soutenance et avant correction. Attention donc aux erreurs. Les mémoires corrigés peuvent avoir fait l'objet d'un article dans la revue "Acupuncture & Moxibustion", ou être parus dans la rubrique "DIU d’Acupuncture Obstétricale : tableaux d’une exposition" de la même revue.

 
  1. Charlotte Gay et Marie-Christine Desmartins. Acupuncture en salle de naissance : étude préliminaire sur la direction du travail. 2010 (Paru en article dans la revue "Acupuncture & Moxibustion")
  2. Maëlys Lécuyer et Sandrine Brame. Acuterme : un protocole de recherche sur la prise en charge par acupuncture des patientes à terme. 2010. Recension
  3. Laure Lubin-Delambre. La place de l'acupuncture dans l'accompagnement de la femme enceinte par la sage-femme libérale. 2011
  4. Isabelle Charlet et Nathalie Dutriaux. Intérêt du zhubin durant la grossesse. 2011 Recension
  5. Isabelle Matuszak et Marie-Edith Dumortier. Création de la consultation d'acupuncture assurée par des sages-femmes à la maternité Jeanne de Flandres. Bilan d'une première année. Etude d'un cas clinique, la sciatalgie de la femme enceinte. 2011.
  6. Sabine Quinart et Anne-Sophie Werquin. Acupuncture en hospitalisation à domicile. 2011. (Paru en article dans la revue "Acupuncture & Moxibustion")
  7. Florence Cacheux et Emilie Theve. L'acupuncture et la mise en route du travail dans les ruptures prématurées des membranes. 2011. Recension
  8. Anne-Sophie Piau et Sophie Broquet. Expérimentation de la puncture du point RP6 en vue du relâchement du périnée lors de l'expulsion foetale. 2011. Recension
  9. Thais Richard et Marie Tavernier. Le syndrome de Lacomme et acupuncture : étude prospective : évaluation de la douleur chez des femmes enceintes et traitement acupunctural. 2012. Recension
  10. Emilie Bigotte et Sandrine Huret. Pouls de médecine traditionnelle chinoise et grossesse. 2012 Recension
  11. Patricia Gautier. L'acupuncture et le syndrome du canal carpien pendant la grossesse. 2012.Recension
  12. Perrine Romion, Anne-Claire Hequet-Proy et Audrey Baratte. Action préventive de l'acupuncture dans l'atténuation des inconvénients de la montée laiteuse. 2012. Recension
  13. Clélia Capron et Élodie Hubert. Etude sur le traitement des variétés postérieures : réalisation d'un protocole acupunctural.2012. Recension
  14. Pascale Faidherbe et Patricia Pilia. Traitement par acupuncture du syndrome de Lacomme. 2012. Recension .
  15. Mireille Bailly,  Pascale Ponthieu et Caroline Vandenbilcke. Etude du point baihui (20DM) dans le traitement de la poussée hémorroïdaire du post-partum. 2012. Recension
  16. Mireille Bailly,  Pascale Ponthieu et Caroline Vandenbilcke. Pré-éclampsie et acupuncture. Etude d'un cas clinique. 2012. Recension
  17. Isabelle Deroo et Béatrice Vanden Bosch. La place de l'acupuncture dans la prise en charge de la femme enceinte. Etude prospective auprès des gynécologues obstétriciens d'établissements. 2012
  18. Gwladys Aubert et Nathalie Masson. Qimen & dystocies cervicales. 2013. Recension
  19. Caroline Dumortier et Sandra Mollet. La délivrance favorisée par acupuncture. Étude de 29 cas à la maternité Paul Gellé à Roubaix. 2013. Recension
  20. Virginie Naurois. Place de l'acupuncture dans la prise en charge de l'hypogalactie pendant le séjour en maternité. 2013
  21. Sylviane Legris. Prévention des infections urinaires récidivantes chez la femme enceinte en médecine traditionnelle chinoise. 2013
  22. Anne-Lise Dubois et Julie Levasseur-Barbieux. prise en charge acupuncturale de la cholestase gravidique (avec étude d'un cas). 2013. Recension
  23. Aude sales et Marie-Céline Leroux . L'examen de la langue-aide au diagnostic du diabète gestationnel et prise en charge en acupuncture. 2013. Recension
  24. Elisabeth Tillou et Marion Loucheux-Avenel. Prise en charge de la douleur et aide à la cicatrisation par la moxibustion ou/et la poncture du point RP7 chez les patientes ayant bénéficié d'une épisiotomie. 2014. Recension
  25. Estelle Lemaire et Emilie Leroux. Diagnostic chinois appliqué au déclenchement de convenance.2014
  26. Bernadette Denaes. Utérus, ses liens avec les méridiens curieux, étude d'un point zhongji 3VC. 2014
  27. Suzy Dupuy.​ Les désordres émotionnels pendant la grossesse et acupuncture. 2015
  28. Émilie Villeroux​ et​ ​Pauline​ Gillard​. Place des points xi en obstétrique - étude descriptive multicentrique auprès des sages-femmes formées en acupuncture du réseau de périnatalité lillois OMBREL. 2015
  29. Laurine Chabauty​ et Marion Rogé​. L'impact de l'acupuncture sur le rythme cardiaque foetal à risque d'acidose. 2015
  30. Aurore Dellisse et Sabine Paysant. L’utérus cicatriciel. Quid des alternatives en Médecine Traditionnelle Chinoise ? 2015
  31. Bertrand Lézier. Fertilité et infertilité en médecine traditionnelle chinoise. 2015
  32. Angélique Passaro. L’acupuncture en consultation prénatale dés la 37ème semaine pour une naissance eutocique. 2015
  33. Justine Julien, Taouira Khadija. Sages-femmes belges et acupuncture. 2015
  34. Catherine Malbranque, Hélène Ringot. Anémie de la grossesse et acupuncture. 2015
  35. Gratienne Desmettre. Etude de l'effet de la puncture des points MC6 et R9 sur l'anxiété chez les femmes enceintes pendant la grossesse et au moment de l'accouchement. Instauration de l'acupuncture au sein d'une maternité privée. 2015
  36. Marina Deschodt, Nadège Lochet. Évaluation du traitement par acupuncture de l'insomnie pendant la grossesse. 2015
  37. Jean Baptiste Huguet, Hélène Wibaut Puslecki. Ciliao V32, Utilisation et impact durant le travail. A propos de 14 cas. 2015
  38. Fanny Zimny, Lucile Decouvelaere. L'acupuncture dans la prévention des dystocies cervicales. 2015
  39. Stéphanie Duval, Caterina Janequin. La douleur en pré-travail : acupuncture versus antalgiques.2015
  40. Noémie Dellal, Rebecca Coton. Etude prospective et comparative sur l'effet préventif de l'acupuncture chez les patientes à risque d'hypogalactie et agalactie. 2015
  41. Anaïs David et Julie Joumel. Correction des déséquilibres énergétiques à partir de 37 SA : à propos de 7 cas cliniques. 2015
  42. Carole Aussourd, Marie Combemorel. Apports de la palpation des points Mu au cours de la grossesse. 2016
  43. Karine de Rycke et Aline Xhauflair. Organisation et pratique de l'acupuncture dans les maternités du réseau ombrel. 2016
  44. Nadia Tahoui. Apport de l'acupuncture chez des patientes suivies à Jeanne de Flandre ayant subi un échec de fécondation in vitro. Protocole de Wang et coll et de Paulus. Expérience clinique chez trente patientes. 2016
  45. Julie Geeraert et Agnès Micheau. Approche acupuncturale de l'hyperstimulation ovarienne : Application à un cas clinique. 2016
  46. Ilhem Hemdani. 13 F, zhangmen et diabète gestationnel, étude d'une cohorte de grossesses à risque. 2016
  47. Philippe Alglave. La délivrance dirigée assistée par acupuncture. 2016
  48. Anne Parker. Intérêt des points d' acupuncture VC3, VC4 et RP6 dans les troubles périnéaux du post partum. 2016
  49. Bérengère Caudroit. Vide de Rein maternel et présentation podalique des fœtus: Hypothèse analysée à partir de la reprise des données d'Acuverse. 2016
  50. Aurélie Franc et Audrey Cousin. Parturientes et professionnels au CH de Denain: Quid de leurs connaissances en acupuncture obstétricale. 2017
  51. Hélène Bernat et Emilie Cazal. Prévention du baby-blues en acupuncture; étude randomisée sur 1 IG. 2017
  52. Barbara Janicki et Joanna Leblond. Intérêt de l'acupuncture dans la gestion de la douleur chez les parturientes déclenchées par Dinoprostone - Utilisation des points 4GI et Shenmen en auriculothérapie/Shenmen seul/méthode médicamenteuse.2017
  53. Angélique Chereul. Traitement par acupuncture de l'incontinence urinaire chez la femme enceinte. 2017
  54. Hélène Tillie et Valérie Deprez. Pyrosis et grossesse, Étude d'un traitement par acupuncture. 2017
  55. Aline Mahiou et Laure Vrain. Diabète gestationnel et acupuncture. L'influence de la puncture du point MU de la rate et la moxibustion du point SHU de la rate sur la prise d'insuline. 2017
  56. Julie Gaillard, Gaëtane Waignier. Enquête de satisfaction auprès des femmes ayant eu recours à l'acupuncture durant leur parcours PMA. 2017
  57. Amélie Depickere-Rambour. Apport de l'acupuncture dans la rééducation uro-gynécologique, basé sur l'évaluation de l'inconfort de la patiente. 2017
  58. Agnès Benayon, Ludivine Lemardelet. Aide de l'acupuncture à la pose d'un stérilet. 2017
  59. Matthieu Pigé. Intérêt de l’acupuncture dans les ruptures prématurées des membranes à terme. 2017
  60. Louise Sirot, Anne Bernard. Apport de l utilisation du point 13E (qihu) dans le traitement des hémorroïdes du post partum. 2017
  61. Cécile Fontanell et Pauline Delcroix. Grossesse et syndrome du canal carpien. Prise en charge par l’acupuncture. Etude prospective . 2018
  62. Hélène Merel, Justine Carbonnier. Traitement des tranchées par acupuncture. 2018
  63. Pauline Cannesson, Marion Pellachin. Analyse des connaissances et besoins d'informations en acupuncture des professionnels de la maternité. 2018
  64. Dégrange Pauline et Guéneau Nina. Cholestase intra-hépatique Gravidique en Hospitalisation à Domicile au CHRU de Lille : Etude rétrospective de 2010 à 2016 et propositions d'adaptation du protocole d’acupuncture établi par deux sages-femmes en 2013. 2018
  65. Nancy Petitprez. Intérêt des points F2 et F3 lors de la pose d'un dispositif intra-utérin. A propos de seize cas. 2018
  66. Léa Bidault de Gardinville et Hélène Duval. Etude des effets de la poncture de Ciliao dans la rupture prématurée des membranes après 37 SA. 2018
  67. Aurélie Vannicate, Nathalie Lagersie. Relance de la miction spontanée avec une césarienne programmée. Protocole de points. 2018 
  68. Charlotte Gougis Évaluation de la connaissance des parturientes et des professionnels sur l’acupuncture obstétricale à la maternité du CH de Lens, et mise en place de ces consultations. 2019
  69. Marie Guitton et Helène Fillot.   Pouls quantitatifs et sensibilité de Qimen en début de travail: quel apport d’informations sur le déroulement du travail ?. 2019
  70. Alice Juniot, Marion Mutschler. La prévention de l'anémie gravidique. 2019
  71. Marie-Estelle Stoll et Céline Cardon. Accompagnement du sevrage tabagique par l’acupuncture chez la femme enceinte. Apport de la typologie. 2019
  72. Magali Bailleul. ABC didactique de chrono-acupuncture. Perspectives gynéco-obstétricales. 2019
  73. Laura Fischer, Christine Romero. Acupuncture et Syndrôme Prémenstruel. 2019
  74. Dominique Martial-Faudou. Médecine traditionnelle indienne et chinoise : quelques points communs. 2019
  75. Florence Leroy. Accompagner la récupération après l'accouchement avec l' acupuncture, du 7e au 77e jour. 2019
  76. Estelle Moriaux, Ingrid Catry. Poncture et moxibustion de Foie 9 (Yin Bao) et de Rein 9 (Zhu Bin) en salle de naissance : quel impact sur le rythme cardiaque fœtal ? Complément d’étude de cas. 2019
  77. Aref Ditto. Étude de la valeur prédictive du 14 Foie versus bilan biologique, à la consultation prénatale du 8e mois. 2019
  78. Florentine Carpentier et Hélène François. Acupuncture et douleurs de l’allaitement. 2019 
  79.  Marie-Françoise Leray, Cidalia Maduro Le Bail. Histoire de l’Embryon et ses premiers Méridiens Extraordinaires. 2020
  80. Marion Ryckewaert, Marion Nguyen. L’examen en médecine traditionnelle chinoise par les sages-femmes. 2020
  81. Amandine Bally, Sabrina Bléhaut. L’impact de la puncture du 41VB à dilatation complète sur le déroulement de l’accouchement chez la primipare : étude cas-témoin. 2020
  82. Coralie Lesport, Laurianne Lopez. Impact de la puncture du point RP6 sur l’ampliation et les lésions du périnée au cours de l’accouchement, «  Pelvi’puncture ». 2020
  83. Bertille Courtemanche, Alexia Petitnicolas. Intérêt de l’acupuncture dans le traitement de l’asthénie du dernier trimestre de grossesse – Etude de cas. 2020
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Lougu et moxibustion dans la prise en charge des suites d’épisiotomie

 

Le décret n° 2008-863 du 27 août 2008 complétant le code de déontologie des sages-femmes [[1]] et l’arrêté du 2 novembre 2009 [[2]] ont légalisé la pratique de l’acupuncture chez les sages-femmes à condition d’être titulaire du diplôme interuniversitaire (DIU) d’acupuncture obstétricale.

Voici une nouvelle présentation de mémoire soutenu à Lille en 2014 sous la direction du Professeur Véronique Houfflin-Debarge et des coordinateurs les Drs Marie-Hélène Montaigne et Jean-Marc Stéphan, faisant suite aux travaux précédemment décrits [[3],[4],[5],[6],[7],[8],[9]] et montrant que la recherche clinique réalisée par nos étudiantes et sous contrôle de leur chef de service obstétricien ne s’essouffle pas.

 

Prise en charge de la douleur et aide à la cicatrisation par la moxibustion ou/et la poncture du point RA7 (lougu) chez les patientes primipares ayant bénéficié d'une épisiotomie

 

L’épisiotomie est une opération qui consiste à sectionner le périnée en partant de la commissure postérieure de la vulve. Elle intéresse la peau, la muqueuse vaginale, les muscles superficiels du périnée et tout le faisceau pubo-rectal (figure 1).

Figure 1. Episiotomie.

 

Pré-éclampsie, qimen et valeur diagnostique dans les dystocies cervicales

 

Le décret n° 2008-863 du 27 août 2008 complétant le code de déontologie des sages-femmes [[1]] et l’arrêté du 2 novembre 2009 [[2]] ont légalisé la pratique de l’acupuncture chez les sages-femmes à condition d’être titulaire du diplôme interuniversitaire (DIU) d’acupuncture obstétricale.

Voici deux nouvelles présentations de mémoires soutenus à Lille en 2012 et 2013 sous la direction du Professeur Véronique Houfflin-Debarge et des coordinateurs les Drs Marie-Hélène Montaigne et Jean-Marc Stéphan, faisant suite aux travaux précédemment décrits [[3],[4],[5],[6]] et montrant que la recherche clinique réalisée par nos étudiantes et sous contrôle de leur chef de service obstétricien ne s’essouffle pas.

 

Pré-éclampsie et acupuncture. Etude d'un cas clinique

 

La pré-éclampsie représente l’une des premières causes de mortalité maternelle dans les pays développés. Son traitement final demeure l’arrêt de la grossesse et la délivrance du placenta.

L’hospitalisation est nécessaire devant toute pré-éclampsie afin d’évaluer l’état maternel et fœtal. On classera alors la maladie en forme sévère ou modérée et on orientera la prise en charge en fonction du terme. L’incidence de l’hypertension gravidique est estimée entre 10 et 15% des grossesses en Europe et aux Etats-Unis. La pré-éclampsie modérée est observée dans 2% des grossesses, la forme sévère dans 0,6%, l’éclampsie survenant dans 0,1 % des grossesses.

On retrouve une mortalité maternelle de 0,1 à 5 pour 1 000 cas quand il existe une pré-éclampsie et jusqu’à 5 % en cas d’éclampsie (crise convulsive).

Le traitement de la pré-éclampsie modérée comporte une médication anti-hypertensive (nicardipine, labétolol, etc.), un remplissage vasculaire, une prévention de la crise d’éclampsie (sulfate de magnésium). Le contrôle clinique est quotidien avec une prise tensionnelle toutes les quatre heures, une recherche des signes fonctionnels, un contrôle quotidien du poids et de la diurèse. Le bilan biologique, qui recherche les signes d’hémolyse, les troubles de coagulation, une cytolyse et qui permet de dépister les complications sévères, est pratiqué tous les deux jours, plus fréquemment en cas de détérioration. La surveillance fœtale comporte une surveillance du rythme cardiaque foetal (deux à trois fois/jour), une évaluation quotidienne des mouvements actifs, une échographie deux fois par semaine, avec quantité de liquide et doppler de l’artère ombilicale, une biométrie toutes les deux semaines.

 

Diabète gestationnel et diagnostic par l’examen de langue

 

Le décret n° 2008-863 du 27 août 2008 complétant le code de déontologie des sages-femmes [[1]] et l’arrêté du 2 novembre 2009 [[2]] ont légalisé la pratique de l’acupuncture chez les sages-femmes à condition d’être titulaire du diplôme interuniversitaire (DIU) d’acupuncture obstétricale.

Voici une nouvelle présentation de mémoire soutenu à Lille en 2013 sous la direction du Professeur Véronique Houfflin-Debarge et des coordinateurs les Drs Marie-Hélène Montaigne et Jean-Marc Stéphan, faisant suite aux travaux précédemment décrits [[3],[4],[5],[6],[7],[8]] et montrant que la recherche clinique réalisée par nos étudiantes et sous contrôle de leur chef de service obstétricien ne s’essouffle pas.

  

L'examen de la langue et son aide au diagnostic et à la prise en charge du diabète gestationnel

 

Au cours de la grossesse, trois tableaux majeurs de diabète gestationnel sont décrits selon la différenciation des syndromes zheng : le Vide de qi de Rate ; la stagnation du qi de Foie qui peut engendrer un Feu de Foie ; la Chaleur ou le Feu de l’Estomac.

 

Baihui et poussée hémorroïdaire post-partum ; qualité de vie et douleurs dans le syndrome de Lacomme

 

Le décret n° 2008-863 du 27 août 2008 complétant le code de déontologie des sages-femmes [[1]] et l’arrêté du 2 novembre 2009 [[2]] ont légalisé la pratique de l’acupuncture chez les sages-femmes à condition d’être titulaire du diplôme interuniversitaire (DIU) d’acupuncture obstétricale.

Voici deux nouvelles présentations de mémoires soutenus à Lille en 2012 sous la direction du Professeur Véronique Houfflin-Debarge et des coordinateurs les Drs Marie-Hélène Montaigne et Jean-Marc Stéphan, faisant suite aux travaux précédemment décrits [[3],[4],[5]] et montrant que la recherche clinique réalisée par nos étudiantes et sous contrôle de leur chef de service obstétricien ne s’essouffle pas.

 


Etude du point baihui (20DM) dans le traitement de la poussée hémorroïdaire du post-partum

 

Du 01 décembre 2010 au 31 mars 2011, au sein de la maternité de niveau III du Centre Hospitalier de Calais, Mireille Bailly, Pascale Ponthieu et Caroline Vandenbilcke ont réalisé une étude prospective non randomisée dans laquelle les patientes étaient leur propre témoin. L’objectif de cette étude a été d’évaluer l’intérêt et l’efficacité de l’acupuncture dans les douleurs des poussées hémorroïdaires du post-partum et ceci notamment par la puncture unique du point baihui (20VG). La prise en charge de la crise hémorroïdaire du post-partum est mentionnée par Rempp [[6]] et n’a pas été étudiée dans la littérature dans ce cadre même. Ces hémorroïdes surviennent selon la différenciation des syndromes bianzheng par :

- Stase de qi et de Sang, pouvant évoluer vers un amas de Sang, lié le plus souvent en médecine traditionnelle chinoise à une perturbation des sept sentiments. En effet, le post-partum est une période délicate sur le plan psychique pour la jeune mère ;

 - Vide de qi de Rate qui peut induire un Vide de Sang (lié aux pertes de sang et de liquide de l'accouchement).

Le protocole d’étude choisi, consiste donc en la puncture du point 20VG durant une durée de quinze à vingt minutes, durant lesquelles l’aiguille est moxée cinq fois. La séance est conduite quatre à douze heures après l’accouchement. Ce délai permet de dépasser l’analgésie supposée de la péridurale tout en ne retardant pas la prise d’un traitement allopathique éventuellement nécessaire. Les analyses statistiques ont été réalisées au vu du petit échantillon de l’étude avec le test de Wilcoxon apparié. Vingt-quatre patientes (âge moyen : 29 ans et 6 mois) ont été incluses. La population étudiée se comporte de dix primipares, soit 41,6%. 79% des patientes ont expulsées spontanément ; pour les autres la naissance a nécessité une extraction instrumentale. Le poids moyen des bébés est de 3430g.

 

Délivrance et cholestase gravidique

Le décret n° 2008-863 du 27 août 2008 complétant le code de déontologie des sages-femmes [[1]] et l’arrêté du 2 novembre 2009 [[2]] ont légalisé la pratique de l’acupuncture chez les sages-femmes à condition d’être titulaire du diplôme interuniversitaire (DIU) d’acupuncture obstétricale.

Voici deux nouvelles présentations de mémoires soutenus à Lille en 2013 sous la direction du Professeur Véronique Houfflin-Debarge et des coordinateurs les Drs Marie-Hélène Montaigne et Jean-Marc Stéphan, faisant suite aux travaux précédemment décrits [[3],[4],[5],[6],[7]] et montrant que la recherche clinique réalisée par nos étudiantes et sous contrôle de leur chef de service obstétricien ne s’essouffle pas.

 

La délivrance favorisée par acupuncture. Étude de 29 cas à la maternité Paul Gellé à Roubaix

 

L'hémorragie de la délivrance est une complication redoutable de l'accouchement qui peut mettre en jeu le pronostic vital de la mère (première cause de décès maternel). Pour la prévenir, on réalise pour les patientes à risque, une délivrance dirigée qui consiste en une injection lente de 5 UI d’ocytocine en intraveineux lors du dégagement de l'épaule antérieure. Cette méthode est devenue systématique même pour les patientes sans risque particulier. A une période où l'on parle d' « hypermédicalisation » et de « retour au naturel », il est paru intéressant à Caroline Dumortier et Sandra Mollet d’étudier une alternative utilisant l'acupuncture.

Peu d'études existent dans la littérature sur l'effet de l'acupuncture lors de la délivrance [[8],[9],[10]]. De ce fait, les auteurs ont donc pris contact avec une quinzaine de maternités réparties sur tout le territoire français (Strasbourg, Rouen, Lille, Brest, Paris, Lens etc.), mais aussi au Canada. Après un entretien téléphonique avec les sages-femmes de ces différentes structures, il apparaît que l'acupuncture n'est pas ou peu utilisée dans le cadre de la délivrance. Les raisons évoquées sont le manque de temps et la difficulté à choisir les points les plus adaptés.

De ce fait, pour la réalisation de leur étude clinique, Caroline Dumortier et Sandra Mollet ont choisi d’utiliser la combinaison de deux points : 6Rt (sanyinjiao) et 16Rn (huangshu) piqués le plus tôt possible (après clampage du cordon).

L’étude réalisée du 1 octobre 2012 au 31 janvier 2013 utilise la méthodologie de type OPC (objective performance criteria ou critère objectif de performance) [[11]]. Celle-ci permet de comparer l'action de l'acupuncture versus l’action de la délivrance dirigée grâce à la norme standard dérivée des résultats d’essais cliniques publiés et étudiés par la Cochrane Collaboration, servant ainsi de substitut au groupe témoin traditionnel [[12]].

Les critères de jugement de l'étude sont : délai entre l’accouchement et la délivrance ; réduction de la quantité des saignements et donc du nombre d'hémorragies de la délivrance et enfin le nombre de délivrance artificielle. Vingt-neuf femmes ont participé à cette étude.

 

Canal carpien, prise en charge de la montée laiteuse, variétés occipito-postérieures et travail

 

Le décret n° 2008-863 du 27 août 2008 complétant le code de déontologie des sages-femmes [[1]] et l’arrêté du 2 novembre 2009 [[2]] ont légalisé la pratique de l’acupuncture chez les sages-femmes à condition d’être titulaire du diplôme interuniversitaire (DIU) d’acupuncture obstétricale.

Voici trois nouvelles présentations de mémoires soutenus à Lille en 2012 sous la direction du Professeur Véronique Houfflin-Debarge et des coordinateurs les Drs Marie-Hélène Montaigne et Jean-Marc Stéphan, faisant suite aux travaux précédemment décrits [[3],[4]] et montrant que la recherche clinique réalisée par nos étudiantes et sous contrôle de leur chef de service obstétricien ne s’essouffle pas.

 

Les particularités du traitement du syndrome du canal carpien durant la grossesse

 

Le syndrome du canal carpien est une neuropathie compressive dont la prévalence varie de 21 à 59 % chez la femme enceinte selon les études. Il n'existe actuellement aucune prise en charge clairement établie. De ce fait, l’acupuncture apparaît comme une alternative possible, surtout qu’elle est déjà utilisée avec succès dans la population générale [[5],[6],[7]]. L'apparition du syndrome de canal carpien pendant la grossesse s'expliquerait par un phénomène de rétention d'eau avec œdème en regard du ligament annulaire du carpe, entraînant un phénomène compressif du nerf médian (figure 1).

 

Figure 1. Compression du nerf médian en regard du ligament annulaire du carpe chez la femme enceinte.

 

Acupuncture