Astarté, écume de mer de la fertilité

Astarté, écume de mer de la fertilitéCes figurines en terre cuite dont l’une a le visage en forme d’oiseau représentent la déesse Astarté, divinité constamment associée à Baal. Elle est l’élément féminin du couple suprême qu'elle forme avec lui, le dieu sémitique, cananéen, puis phénicien. Baal est un élément théonymique générique d'un dieu, qui lorsqu’il est accompagné d'un qualificatif ou adjonctif, donne l’aspect adoré. Ainsi, on aura Baal Shamen, dieu du ciel ; Baal Bek, le Baal solaire ; le dieu sémite Belzébuth ; Baal Hammon, le dieu des Carthaginois. En fait, Baal est devenu l'appellation punique de nombreux dieux d'origine sémite dont le culte a été célébré depuis le IIIe millénaire avant notre ère. Le temple de Baal (ou Bêl) le plus tristement célèbre est celui de Palmyre en Syrie qui a été inscrit au patrimoine mondial par l'Unesco en 1980, mais détruit à l'explosif le 30 août 2015 par l'État islamique [[1]]. Et ici, ces figurines datées de l’âge de bronze de -1600 à -1050 ans avant notre ère ont été retrouvées sur l’île de Chypre, l’île d’Aphrodite, qui était sous domination phénicienne vers -1200 ans avant notre ère. Astarté est une déesse connue dans tout le Proche-Orient, de l'âge du bronze à l'Antiquité et est l'équivalent de la déesse mésopotamienne Ishtar (vénérée autant chez les Assyriens que les Babyloniens), Tanit  pour Carthage, Sidon et Tyr et toute la Phénicie. 

La colline de Charbon Meishan (煤山) et la Cité interdite

A Beijing, du haut des 108 mètres de la colline de Charbon (煤山), on peut observer les toits mordorés caractéristiques de la Cité interdite noyés dans le brouillard trop souvent  habituel. Au nord de celle-ci, Meishan est un monticule artificiel de débris, remblais provenant des constructions du palais impérial. Il fut édifié en 1420 sous le règne de l’empereur Yongle de la dynastie Ming. Certains pensent que son nom proviendrait  du charbon que l’on entreposait au pied de la colline, ou bien de la terre noire comme du charbon, extraite lors de la construction des immenses douves qui entourent la Cité, d’autres enfin citent une vieille légende qui prétend qu’un empereur de la dynastie des Liao (Xe-XIe siècle) aurait enterré un dépôt de charbon à l'emplacement du futur jardin impérial Yuan et de la future colline. Quoi qu’il en soit, cette colline qui offre un magnifique panorama sur la Cité interdite, répond aux principes du fengshui (風水), littéralement « le vent et l'eau ». 

 

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