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-heures
Il s'agit
tout d'abord de sélectionner l'heure d'été ou d'hiver. L'heure d'été est en
avance de deux heures par rapport à l'heure solaire; l'heure d'hiver l'est
d'une seule.
Or toutes les heures correspondant aux branches terrestres sont indiquées en heures solaires et non occidentales. Il convient donc d'effectuer la sélection afin que l'ordinateur en fasse la correction.
-Saison
Le
logiciel recherche automatiquement l'heure et la date du jour. Ne pas oublier
donc, chez les ordinateurs dont l'horloge n'est pas sauvegardée à la fin de la
session, de notifier la date et l'heure à chaque mise sous tension.
Puis la saison sera indiquée au milieu de la première ligne.
Selon le calendrier, le printemps débute le 21 mars, l'été le 21 juin,
l'automne le 23 septembre et l'hiver le 22 décembre.
Or la médecine traditionnelle chinoise décrit 5
saisons, ou du moins, 4 saisons et une 5e saison complémentaire.
Dans le Su Wen chapitre 29 "du Tai Yin et
du Yang Ming ", Huang Di demande: "Pourquoi la Rate n'a-t-elle
pas la souveraineté d'une saison? ". Qi Bo répond: " La Rate est
Terre, elle gouverne le Centre. En toute saison elle est "' soutien de famille
" pour les 4 autres viscères qui lui délèguent chacun 18 jours de
commandement. Elle n'a donc pas de saison propre..." (18).
Il apparaÎt donc que la cinquième saison est
constituée de 4 périodes intermédiaires de 18 jours se situant entre les quatre
saisons, centrées sur les équinoxes et les solstices. Et pourtant
le chapitre 9 du Su W en nous donne une autre interprétation.
"Le printemps prévaut sur "'l'été de
croissance" (Zhang Xia -6e mois), celui-ci prévaut sur
l'hiver, l'hiver sur l'été, l'été sur l'automne et l'automne sur le printemps.
Tel est le cycle des prédominances des saisons conformément aux 5 éléments donc
chacun commande un viscère" (18).
Notons que le sixième mois du calendrier chinois
correspond à la période du 7 juillet au 7 août. Ainsi la cinquième saison
semble être à ce niveau qu'une seule période se situant entre l'été et
l'automne, bref la fin de l'été, ou le fameux "été indien" pour les
Nord-Américains.
Une
étude faite par Choisnel et Dinouart a permis d'avancer des arguments solides
en faveur de la seconde hypothèse (7).
Ainsi selon eux la cinquième saison, associée à
l'humidité, coïncidant avec le maximum du contenu en vapeur d'eau de
l'atmosphère se situe au mois d'août. Par ailleurs, est préconisée l'idée de
centrer les saisons hiver et été sur les solstices, et non de les y
faire débuter. D'autre part, il faut tenir compte de "l'inertie thermique
de l'atmosphère" qui entraîne un décalage de 3 semaines par rapport au
début de la saison du calendrier astronomique.
En conclusion, les saisons météorologiques
peuvent se définir de la façon suivante:
-printemps: du 1er mars au 31 mai
-été: du 1er juin au 31 juillet
-5e saison: du 1er août au 31 août
-automne: du 1er septembre au
30 novembre
-hiver: du 1er décembre à la
fin février.
Le logiciel a donc été conçu sur ces bases
-Thérapeutique
Après avoir choisi le méridien à soigner, il vous faudra sélectionner
la technique de traitement, soit par les Jing Jin, les Jing Bie ou
la méthode de Yanagiya Soreï.
On vous demandera ensuite s'il y a une atteinte en
vide, en plénitude, ou une atteinte droite, gauche. A partir de là, la
thérapeutique complète vous sera proposée.
En fait l'ordinateur aura calculé, puis comparé
de nombreux paramètres en fonction de la technique employée.
*
Yanagiya Soreï
Dans la méthode de Yanagiya Soreï, les 4 points tonifiants et dispersants
seront comparés aux points de tonification et de dispersion saisonniers.
Si le
point tonifiant ou dispersant est identique au point saisonnier, le programme
le notifiera en marquant " tonification ou dispersion maximale ".
Par
contre, si le point tonifiant se retrouve être un point saisonnier dispersant,
et vice-versa, sera alors noté: " Action nulle "'. En effet un point
ne peut être à la fois tonifiant et dispersant.
Le
programme aura alors à cœur de déterminer un point de remplacement.
Puis après cette première phase, les 4 points
de Yanagiya seront comparés à nouveau avec les 2 points horaires, actifs à
l'heure de la consultation.
S'il y a intersection entre un point horaire tonifiant et le point
tonifiant de Yanagiya, alors apparaîtra en exergue la phrase "tonification
horaire maximale ". Même principe pour le point dispersant.
* Jing Jin et Jing Bie
Lors d'un vide d'une zone tendino-musculaire, il
s'agit de piquer le point de dispersion du méridien principal en excès. Le
programme va rechercher le point saisonnier dispersant, puis les points
horaires.
Plusieurs cas de figures vont se présenter:
1er cas: le point saisonnier est identique au point dispersant
classique.
L'action est alors optimale.
2e cas: le point
saisonnier dispersant correspond au point de tonification de l'élément.
De ce fait, l'action est
nulle.
3e cas: le point saisonnier dispersant correspond au point horaire
dispersant selon la théorie du Zi Wu Liu Shu. On aura alors une
dispersion horaire maximale.
Dernier cas: le point saisonnier dispersant est égal
au point horaire tonifiant. L'action sera nulle et un point de remplacement
apparaîtra.
La même méthode sera appliquée à une plénitude de Jing Jin.
En cas d'atteinte des Jing Bie, l'algorithme sera identique mais
appliqué au couple des Jing Bie.
-points de remplacement
Le
problème du choix à remplacer les points de tonification ou de dispersion ayant
une action nulle peut être résolu par les points Mu (Mo) et les points Beishu
(Shu du dos).
Ne pas les remplacer revient à utiliser une autre méthode ou effectuer
un traitement déséquilibré. La technique la plus judicieuse lors des atteintes
internes ou profondes est l'application des points Shu-Mu. Or,
n'oublions pas que le Xie en franchissant les barrières des Jing Jin et
des Jing Bie entraîne une attaque du méridien principal puis de l'organe
ou de l'entraille.
De ce fait, il est tout à fait concevable de tonifier le méridien principal, ou selon le cas, de le disperser, en puncturant l'un de ces points.
- les points Beishu ou points d'assentiment Shu
Le
chapitre LI du Ling Shu : "les points Iu d'organes" :
"Si vous appuyez du doigt sur ces points, la douleur siégeant à l'organe
correspondant est immédiatement soulagée. Il ne faut jamais puncturer ces
points, qu'il y ait plénitude ou vide, il faut faire uniquement des moxas... il
ne faut, en aucun cas, puncturer ces points, surtout Ka Iu 17 V, car on
risque de
blesser l'organe qui lui correspond et l'on épuise l'énergie du
malade" (5).
La
citation est donc formelle, les points Beishu ont une action dispersante.
Mais est-il cependant possible de les puncturer ?
Reprenons
alors le chapitre X du Su Wen : "Ce que commandent les cinq
organes" : "Il y a douze points d'assentiment lu. Tous ces
points correspondent à l'énergie de l'extérieur, et c'est à ces points que l'on
trouvera l'énergie perverse du dehors, d'où on pourra la chasser avec des
aiguilles d'acupuncture" (5).
Pas de doute, les points Beishu sont des points
"puncturables ", dispersant l'énergie perverse. Notons d'ailleurs
que c'est une des voies préférentielles de pénétration du Xie.
A ce titre les points Beishu gèrent les
rapports de l'organisme avec l'extérieur et permettent de traiter les états
pathologiques de type plénitude (14).
Le tableau ci dessous les récapitule.
|
|
Points Beishu |
Point Mu |
|
Méridiens |
assentiment |
hérauts |
|
Foie |
18V |
14F |
|
Vésicule-Biliaire |
19V |
24VB |
|
Coeur |
15V |
14VC |
|
Intestin Grêle |
27V |
4VC |
|
Maitre du coeur |
14V |
17VC |
|
Triple réchauffeur |
22V |
5VC |
|
Rate Pancréas |
20V |
13 F |
|
Estomac |
21V |
12VC |
|
Poumon |
13V |
IP |
|
Gros intestin |
25V |
25 E |
|
Rein |
23V |
25VB |
|
Vessie |
28V |
3VC |
- les points Mu ou points
hérauts
Les points Mu, ou devrait-on dire plutôt point Mo, sont
décrits partiellement dans au moins sept chapitres du Nei Jing. Tous
situés sur le ventre ou le thorax, ils ont le sens de " rassemblement
", mais également celui de " tenture" (9).
Comme pour les points Beishu,
ils sont à utiliser pour combattre les déséquilibres internes
(entrailles-organes). Par ailleurs selon Soulié de Morant (31), les points Mu
sont recommandés dans toutes les insuffisances d'énergie originelle.
Faubert les compare à des robinets que l'on ouvre lorsque l'on veut renforcer
un méridien carentiel (8). Luong a étudié la symptomatologie des points et en a
conclu que l'atteinte de ces points donnait l'impression d'insuffisance, de
blocage par non distribution du Qi. Le 17 VC (Shan Zhong) présente
ainsi dans les indications: oppression, asthme bronchique; le 13 F (Zhangmen)
: diarrhée, météorisme, douleurs de la région des côtes; le 14F (Qimen) :
douleur de poitrine, pleurite, douleur des hypocondres; le 25 E (Tianshu) :
paralysie des muscles abdominaux, gastro-entérite aiguë ou chronique... etc.
(24).
On peut utiliser les points Mu non seulement
pour traiter les affections internes mais aussi les affections en surface en
relation avec les organes ou les entrailles correspondants. Leur fonction est
donc tonifiante.
Pour terminer, notons que pour Soulié de Morant le
méridien Maître du Cœur ne possède pas de point héraut. Par contre existent un
point Mu des organes sexuels le 15VC et celui des vaisseaux: le 6VC
(31).
Cependant la plupart des auteurs considèrent le 17 VC,
héraut du méridien Maître du Cœur.
En conclusion, les Beishu sont des points à utiliser en remplacement
de ceux de dispersion car ils traitent des symptomatologies de type plénitude
le plus souvent consécutives à une agression extérieure (Xie). Par
contre, les points Mu remplaceront sans dommage les points de tonification
du fait de leur action dans les tableaux d'insuffisance et de vide d'énergie.
Au terme de ce travail, il est satisfaisant de
constater le rendement remarquable du programme informatique dans la recherche
des points ayant une efficacité optimale pour la tonification ou la dispersion.
Cependant, plusieurs problèmes sont apparus qui
objectivent fort bien les ambiguïtés considérables de la Médecine
Traditionnelle Chinoise. De nombreux ont été résolus. D'autres peuvent être
encore source de polémique.
Ainsi le terme même de " vaisseau
secondaire" sera traduit par méridien tendino-musculaire dans certains
chapitres du Su Wen ou du Ling Shu; ailleurs, le terme aura la
signification de vaisseau Luo et enfin dans d'autres chapitres, il
s'agira des Jing Bie.
Il nous semble évident que les erreurs de traduction
initiales peuvent engendrer une approche différente quant à la thérapeutique.
Pourtant tout cela ne doit pas nous détourner du but
réel de l'acupuncture, à savoir soulager le patient. Et dans cet esprit,
l'informatique est une aide précieuse, permettant à l'acupuncteur de se
consacrer entièrement à son malade, car le libérant des difficiles contingences
de raisonnement.
Bibliographie
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1) Académie de Médecine Traditionnelle Chinoise (Pékin) : Précis
d'acupuncture chinoise. Dangles, Saint-Jean-de-Braye, 1977.
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4)
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6) Chamfrault A., Van Nghi N. : Traité de
médecine chinoise: L'énergétique humaine en médecine chinoise. tome 6, éd.
Chamfrault, Angoulême, 1981.
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de la cinquième saison chinoise: Premiers éléments de réflexion. Méridiens,
1986, 73-74, 125-139.
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13)
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