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Exercice illégal de la médecine : verdict : coupable et 1 000 € d’amende avec sursis

jeudi 17 mars 2016

« Vous êtes visées toutes les deux par une plainte du conseil de l’ordre des médecins de Tarn-et-Garonne pour avoir pratiqué l’acupuncture », confirmait la présidente de l’audience du tribunal correctionnel, Vanessa Maury qui rappelait aux deux mises en cause, Natacha C. et Christina W., ayant un cabinet de médecine traditionnelle chinoise à Caussade et Montauban, que « cette pratique n’est autorisée, en France, qu’au seul titulaire d’un doctorat en médecine. » Un paradoxe pour les deux femmes dont la pratique de l’acupuncture est enseignée durant leur formation de cinq ans et reconnue comme légale hors du territoire national.

Une infraction qui n’est pas une première pour la juridiction et dont les avocates des plaignantes parmi lesquelles Me Nadia Cadinouche, avocate au barreau de Chambery, qui avait déjà défendu un autre praticien poursuivi devant le tribunal correctionnel de Montauban et obtenu le 28 avril dernier une relaxe, espérait bien une décision identique.

Timide, Natacha C., la quarantaine, praticienne en médecine chinoise traditionnelle au pôle de santé Duclos à Caussade, était la première à être jugée. Accompagnée de l’une des meilleures spécialistes françaises des médecines non conventionnelles, Me Isabelle Robard, la Caussadaise n’aurait pas pu trouver meilleur défenseur si ce n’est l’avocate de l’autre mise en cause Me Cadinouche. Et le moins que l’on puisse dire c’est que les deux avocates dans deux styles et deux plaidoiries différentes, n’ont ni ménagé leurs efforts, ni leur talent pour réclamer la relaxe de leur cliente respective. Au cœur des débats, la question diagnostic. « Si j’avais fait des actes médicaux, les praticiens du pôle de santé où j’exerce, m’auraient remis à ma place depuis longtemps », lâchait Natacha C. « Mais si vous ne faites pas de diagnostic médical, c’est quoi votre métier ? », l’interrogeait le vice-procureur P. Vignolles. « Du conseil, de l’éducation en matière de santé », lui répondait l’accusée qui avait avoué user de l’acupuncture pour soigner ses patients. « Comment prodiguer un soin sans faire un diagnostic, je ne pense pas que vous jouiez toutes les deux aux fléchettes », lui rétorquait dans son réquisitoire le magistrat du parquet qui ne réclamait que 1 000 € d’amende avec sursis. Une peine magnanime qui ne satisfaisait pas les deux avocates qui entendaient bien montrer l’ineptie de ces poursuites. « Le mot diagnostic n’appartient pas à la profession médicale », plaidait Me Robard qui rappelait aussi défendre des médecins devant le conseil de l’ordre pour pratique de l’acupuncture. « Le diplôme de ma cliente est reconnu par l’organisation mondiale de la santé, elle peut travailler dans le monde entier, y compris à l’OMS », clamait Me Cadinouche qui insistait sur un point crucial. « Elle ne soigne pas des maladies mais des désordres énergétiques. » Le verdict implacable tombait, identique pour les deux accusées : coupable et 1 000 € d’amende avec sursis.

Max Lagarrigue.

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Voir en ligne : ladepeche.fr


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