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L’Université Pablo de Olavide à Séville incorpore depuis 2001 un enseignement d’Acupuncture de 752 heures réparties sur trois ans (Master en Acupuntura Tradicional China y Moxibustión), réservé aux seuls docteurs en médecine. Cet enseignement est sous la direction conjointe du Professeur José Maria Delgado, neurologue, et du Dr Rafael Cobos, président de l’association scientifique des médecins acupuncteurs de Séville (ACMAS)  Huang Di, initiateur du projet.

www.acmas.com permet de découvrir outre le site de l’Université Pablo de Olavide, l’ensemble des programmes du Master enseigné par les 14 professeurs issus de l’Acmas.

C’est aussi une porte d’entrée vers l’une des plus jeunes universités d’Espagne, puisque créée en 1997, université établie sur un campus de près de 140 hectares et consacrée entre autres disciplines, aux Lettres, au Droit, aux Sciences. A noter que ce n’est pas une faculté de Médecine. Cependant, par l’intermédiaire de la Fondation UniSoc (Universidad-Sociedad), émanation de l’Université chargée de l’enseignement post-universitaire, l’acupuncture y est enseignée.

 

Manual de Acupuntura y Moxibustión (Libro de Texto). Volumen 1

Rafael Cobos – Jorge Vas
Beijing : ediciones Morning Glory Publishing 2000, 771 pages : ill. N&B, tableaux ; 17,5 x 25 ; Bibliographie, Index des points.

ISBN : 7-5054-0704-X/G. 0196

 


Rafael Cobos est docteur en médecine, responsable universitaire de la formation des médecins acupuncteurs à l’Université Pablo de Olavide de Séville, président de l’association scientifique des médecins acupuncteurs de Séville (acmas) et exerce au centre anti-douleur de l’hôpital universitaire « Virgen del Rocio » à Séville.

Jorge Vas est docteur en médecine, responsable universitaire de la formation des médecins acupuncteurs à l’Université Pablo de Olavide de Séville, vice-président de l’association scientifique des médecins acupuncteurs de Séville (acmas) et directeur médical de l’unité anti-douleur du centre de santé des « Dos hermanas » à Séville.


Médecines du Monde : histoire et pratiques des Médecines Traditionnelles

Claudine Brelet
Paris : collection "Bouquins", éditions Robert Laffont, 2002, 960 pages : ill. N&B, tableaux ; 13 x 19,5 ; Bibliographie, Index thématique, Index des noms propres. 28,95 €

ISBN : 2-221-08913-8

 

Voici un ouvrage passionnant pour tout acupuncteur fasciné par l'histoire des médecines traditionnelles, mais aussi par l'évolution de la médecine du paléolithique à nos jours. Parce que nous côtoyons chaque jour la médecine traditionnelle chinoise et que celle-ci nous ouvre déjà des perspectives médicales enrichissantes, il est intéressant de savoir que de nombreuses cultures ont eu pareillement une approche holistique, postulant que le microcosme de l'être humain est en relation aussi avec le macrocosme et que la maladie résultera bien souvent de leur dysharmonie.

Claudine Brelet, aanthropologue (docteur en sciences sociales et possédant le diplôme d'habilitation à diriger des recherches en sciences humaines), ancien membre du personnel de l'OMS (Division Information et Education pour la Santé) nous invite donc à découvrir dans une perspective à la fois anthropologique, historique mais aussi médicale, des médecines venues de divers horizons :

-         médecines traditionnelles et toujours actuelles comme la médecine africaine avec ses babalawo, la médecine chamanique de Sibérie avec ses beuvrages et potions,  la médecine des Védas, la médecine tibétaine, la thérapeutique du yoga et sa pratique des âsana (postures yogiques) et du prânâyâmâ (exercices respiratoires), la maîtrise taoïste des Souffles et de l'Energie (Qi) avec le qigong, le taijiquan, la médecine cybernétique de la civilisation chinoise avec l'acupuncture, la moxibustion, la phytothérapie chinoise& ;

-         médecines d'un autre siècle mais qui expliquent l'évolution médicale à travers le temps, comme la médecine de Thot, dieu de la sagesse et de la médecine des grands pharaons, la médecine de Maïmonide, juif de Cordoue, formé par Averroès, illustre médecin et philosophe arabe, la médecine hippocratique grecque, la médecine des druides et l'invention du savon gaulois, le régime végétarien des gnostiques, la médecine alchimique et ses avatars modernes, l'homéopathie de Hahnemann et l'oligothérapie de Ménétrier avec leurs notions de terrain ;

-  et enfin la médecine qui n'est pas vraiment traditionnelle à mon sens, la médecine anthroposophique de Rudolf Steiner, mise en cause dans le rapport 2000 de la mission interministérielle de lutte contre les sectes [1] .

 

Le concile de pierre

Jean-Christophe Grangé

Paris : éditions Albin Michel, 2000, 411 pages ; 15 x 23 ; 20,90

ISBN: 2-226-11649-4

 

Le concile de pierre n'est pas un livre consacré à l'acupuncture. L'intérêt est que Jean-Christophe Grangé, auteur du roman « Les Rivières pourpres », adapté avec succès au cinéma, nous offre son regard de néophyte sur la façon dont le lecteur lambda appréhende l'acupuncture. Deux points importants à souligner : les rapports conflictuels entre patient / acupuncteur et médecin occidental allopathe ; le second point concernant l'idée que le malade se fait de la Médecine Traditionnelle Chinoise.

Dans le premier point, parce que son fils est atteint d'une maladie incurable, l'héroïne du roman Diane Thiberge le confie à un acupuncteur, un médecin anesthésiste. Celui-ci le sauve donc d'une mort certaine. Le médecin allopathe, neurochirurgien dénie toute action de l'acupuncteur. « - Ces méridiens, savez-vous à quoi ils correspondent, physiquement ?.- A rien. Physiologiquement, ces méridiens n'existent pas. Des analyses, des radiographies, des scanners ont été tentés. Il n'est jamais sorti aucun résultat de ces travaux. Les points d'acupuncture ne correspondent pas même à des zones d'épiderme particulières, contrairement à ce qu'on raconte. Du point de vue de la physiologie moderne, l'acupuncteur pique n'importe où. C'est du vent. Du flan&.  le médecin m'a parlé de l'énergie vitale qui circule dans notre corps etc..  Et cette énergie serait accessible comme ça (il claque dans ses doigts), à la surface de la peau ? Et seule la médecine chinoise aurait la géographie de ce réseau ? C'est grotesque. »