Le décret n° 2008-863 du 27 août 2008 complétant le code de déontologie des sages-femmes [1] et l’arrêté du 2 novembre 2009 [2] ont légalisé la pratique de l’acupuncture chez les sages-femmes à condition d’être titulaire du diplôme interuniversitaire (DIU) d’acupuncture obstétricale.

Voici la liste de tous les mémoires soutenus à Lille sous la direction du Professeur Véronique Houfflin-Debarge et des coordinateurs les Drs Marie-Hélène Montaigne et Jean-Marc Stéphan qui montre que la recherche clinique réalisée par nos étudiantes et sous contrôle de leur chef de service obstétricien ne s’essouffle pas.


 Avertissement : tous les mémoires présentés ici sont les mémoires soumis lors de la soutenance et avant correction. Attention donc aux erreurs. Les mémoires corrigés peuvent avoir fait l'objet d'un article dans la revue "Acupuncture & Moxibustion", ou être parus dans la rubrique "DIU d’Acupuncture Obstétricale : tableaux d’une exposition" de la même revue.

 
  1. Charlotte Gay et Marie-Christine Desmartins. Acupuncture en salle de naissance : étude préliminaire sur la direction du travail. 2010 (Paru en article dans la revue "Acupuncture & Moxibustion")
  2. Maëlys Lécuyer et Sandrine Brame. Acuterme : un protocole de recherche sur la prise en charge par acupuncture des patientes à terme. 2010. Recension
  3. Laure Lubin-Delambre. La place de l'acupuncture dans l'accompagnement de la femme enceinte par la sage-femme libérale. 2011
  4. Isabelle Charlet et Nathalie Dutriaux. Intérêt du zhubin durant la grossesse. 2011 Recension
  5. Isabelle Matuszak et Marie-Edith Dumortier. Création de la consultation d'acupuncture assurée par des sages-femmes à la maternité Jeanne de Flandres. Bilan d'une première année. Etude d'un cas clinique, la sciatalgie de la femme enceinte. 2011.
  6. Sabine Quinart et Anne-Sophie Werquin. Acupuncture en hospitalisation à domicile. 2011. (Paru en article dans la revue "Acupuncture & Moxibustion")
  7. Florence Cacheux et Emilie Theve. L'acupuncture et la mise en route du travail dans les ruptures prématurées des membranes. 2011. Recension
  8. Anne-Sophie Piau et Sophie Broquet. Expérimentation de la puncture du point RP6 en vue du relâchement du périnée lors de l'expulsion foetale. 2011. Recension
  9. Thais Richard et Marie Tavernier. Le syndrome de Lacomme et acupuncture : étude prospective : évaluation de la douleur chez des femmes enceintes et traitement acupunctural. 2012. Recension
  10. Emilie Bigotte et Sandrine Huret. Pouls de médecine traditionnelle chinoise et grossesse. 2012 Recension
  11. Patricia Gautier. L'acupuncture et le syndrome du canal carpien pendant la grossesse. 2012.Recension
  12. Perrine Romion, Anne-Claire Hequet-Proy et Audrey Baratte. Action préventive de l'acupuncture dans l'atténuation des inconvénients de la montée laiteuse. 2012. Recension
  13. Clélia Capron et Élodie Hubert. Etude sur le traitement des variétés postérieures : réalisation d'un protocole acupunctural.2012. Recension
  14. Pascale Faidherbe et Patricia Pilia. Traitement par acupuncture du syndrome de Lacomme. 2012. Recension .
  15. Mireille Bailly,  Pascale Ponthieu et Caroline Vandenbilcke. Etude du point baihui (20DM) dans le traitement de la poussée hémorroïdaire du post-partum. 2012. Recension
  16. Mireille Bailly,  Pascale Ponthieu et Caroline Vandenbilcke. Pré-éclampsie et acupuncture. Etude d'un cas clinique. 2012. Recension
  17. Isabelle Deroo et Béatrice Vanden Bosch. La place de l'acupuncture dans la prise en charge de la femme enceinte. Etude prospective auprès des gynécologues obstétriciens d'établissements. 2012
  18. Gwladys Aubert et Nathalie Masson. Qimen & dystocies cervicales. 2013. Recension
  19. Caroline Dumortier et Sandra Mollet. La délivrance favorisée par acupuncture. Étude de 29 cas à la maternité Paul Gellé à Roubaix. 2013. Recension
  20. Virginie Naurois. Place de l'acupuncture dans la prise en charge de l'hypogalactie pendant le séjour en maternité. 2013
  21. Sylviane Legris. Prévention des infections urinaires récidivantes chez la femme enceinte en médecine traditionnelle chinoise. 2013
  22. Anne-Lise Dubois et Julie Levasseur-Barbieux. prise en charge acupuncturale de la cholestase gravidique (avec étude d'un cas). 2013. Recension
  23. Aude sales et Marie-Céline Leroux . L'examen de la langue-aide au diagnostic du diabète gestationnel et prise en charge en acupuncture. 2013. Recension
  24. Elisabeth Tillou et Marion Loucheux-Avenel. Prise en charge de la douleur et aide à la cicatrisation par la moxibustion ou/et la poncture du point RP7 chez les patientes ayant bénéficié d'une épisiotomie. 2014. Recension
  25. Estelle Lemaire et Emilie Leroux. Diagnostic chinois appliqué au déclenchement de convenance.2014
  26. Bernadette Denaes. Utérus, ses liens avec les méridiens curieux, étude d'un point zhongji 3VC. 2014
  27. Suzy Dupuy.​ Les désordres émotionnels pendant la grossesse et acupuncture. 2015
  28. Émilie Villeroux​ et​ ​Pauline​ Gillard​. Place des points xi en obstétrique - étude descriptive multicentrique auprès des sages-femmes formées en acupuncture du réseau de périnatalité lillois OMBREL. 2015
  29. Laurine Chabauty​ et Marion Rogé​. L'impact de l'acupuncture sur le rythme cardiaque foetal à risque d'acidose. 2015
  30. Aurore Dellisse et Sabine Paysant. L’utérus cicatriciel. Quid des alternatives en Médecine Traditionnelle Chinoise ? 2015
  31. Bertrand Lézier. Fertilité et infertilité en médecine traditionnelle chinoise. 2015
  32. Angélique Passaro. L’acupuncture en consultation prénatale dés la 37ème semaine pour une naissance eutocique. 2015
  33. Justine Julien, Taouira Khadija. Sages-femmes belges et acupuncture. 2015
  34. Catherine Malbranque, Hélène Ringot. Anémie de la grossesse et acupuncture. 2015
  35. Gratienne Desmettre. Etude de l'effet de la puncture des points MC6 et R9 sur l'anxiété chez les femmes enceintes pendant la grossesse et au moment de l'accouchement. Instauration de l'acupuncture au sein d'une maternité privée. 2015
  36. Marina Deschodt, Nadège Lochet. Évaluation du traitement par acupuncture de l'insomnie pendant la grossesse. 2015
  37. Jean Baptiste Huguet, Hélène Wibaut Puslecki. Ciliao V32, Utilisation et impact durant le travail. A propos de 14 cas. 2015
  38. Fanny Zimny, Lucile Decouvelaere. L'acupuncture dans la prévention des dystocies cervicales. 2015
  39. Stéphanie Duval, Caterina Janequin. La douleur en pré-travail : acupuncture versus antalgiques.2015
  40. Noémie Dellal, Rebecca Coton. Etude prospective et comparative sur l'effet préventif de l'acupuncture chez les patientes à risque d'hypogalactie et agalactie. 2015
  41. Anaïs David et Julie Joumel. Correction des déséquilibres énergétiques à partir de 37 SA : à propos de 7 cas cliniques. 2015
  42. Carole Aussourd, Marie Combemorel. Apports de la palpation des points Mu au cours de la grossesse. 2016
  43. Karine de Rycke et Aline Xhauflair. Organisation et pratique de l'acupuncture dans les maternités du réseau ombrel. 2016
  44. Nadia Tahoui. Apport de l'acupuncture chez des patientes suivies à Jeanne de Flandre ayant subi un échec de fécondation in vitro. Protocole de Wang et coll et de Paulus. Expérience clinique chez trente patientes. 2016
  45. Julie Geeraert et Agnès Micheau. Approche acupuncturale de l'hyperstimulation ovarienne : Application à un cas clinique. 2016
  46. Ilhem Hemdani. 13 F, zhangmen et diabète gestationnel, étude d'une cohorte de grossesses à risque. 2016
  47. Philippe Alglave. La délivrance dirigée assistée par acupuncture. 2016
  48. Anne Parker. Intérêt des points d' acupuncture VC3, VC4 et RP6 dans les troubles périnéaux du post partum. 2016
  49. Bérengère Caudroit. Vide de Rein maternel et présentation podalique des fœtus: Hypothèse analysée à partir de la reprise des données d'Acuverse. 2016
  50. Aurélie Franc et Audrey Cousin. Parturientes et professionnels au CH de Denain: Quid de leurs connaissances en acupuncture obstétricale. 2017
  51. Hélène Bernat et Emilie Cazal. Prévention du baby-blues en acupuncture; étude randomisée sur 1 IG. 2017
  52. Barbara Janicki et Joanna Leblond. Intérêt de l'acupuncture dans la gestion de la douleur chez les parturientes déclenchées par Dinoprostone - Utilisation des points 4GI et Shenmen en auriculothérapie/Shenmen seul/méthode médicamenteuse.2017
  53. Angélique Chereul. Traitement par acupuncture de l'incontinence urinaire chez la femme enceinte. 2017
  54. Hélène Tillie et Valérie Deprez. Pyrosis et grossesse, Étude d'un traitement par acupuncture. 2017
  55. Aline Mahiou et Laure Vrain. Diabète gestationnel et acupuncture. L'influence de la puncture du point MU de la rate et la moxibustion du point SHU de la rate sur la prise d'insuline. 2017
  56. Julie Gaillard, Gaëtane Waignier. Enquête de satisfaction auprès des femmes ayant eu recours à l'acupuncture durant leur parcours PMA. 2017
  57. Amélie Depickere-Rambour. Apport de l'acupuncture dans la rééducation uro-gynécologique, basé sur l'évaluation de l'inconfort de la patiente. 2017
  58. Agnès Benayon, Ludivine Lemardelet. Aide de l'acupuncture à la pose d'un stérilet. 2017
  59. Matthieu Pigé. Intérêt de l’acupuncture dans les ruptures prématurées des membranes à terme. 2017
  60. Louise Sirot, Anne Bernard. Apport de l utilisation du point 13E (qihu) dans le traitement des hémorroïdes du post partum. 2017
  61. Cécile Fontanell et Pauline Delcroix. Grossesse et syndrome du canal carpien. Prise en charge par l’acupuncture. Etude prospective . 2018
  62. Hélène Merel, Justine Carbonnier. Traitement des tranchées par acupuncture. 2018
  63. Pauline Cannesson, Marion Pellachin. Analyse des connaissances et besoins d'informations en acupuncture des professionnels de la maternité. 2018
  64. Dégrange Pauline et Guéneau Nina. Cholestase intra-hépatique Gravidique en Hospitalisation à Domicile au CHRU de Lille : Etude rétrospective de 2010 à 2016 et propositions d'adaptation du protocole d’acupuncture établi par deux sages-femmes en 2013. 2018
  65. Nancy Petitprez. Intérêt des points F2 et F3 lors de la pose d'un dispositif intra-utérin. A propos de seize cas. 2018
  66. Léa Bidault de Gardinville et Hélène Duval. Etude des effets de la poncture de Ciliao dans la rupture prématurée des membranes après 37 SA. 2018
  67. Aurélie Vannicate, Nathalie Lagersie. Relance de la miction spontanée avec une césarienne programmée. Protocole de points. 2018 
 
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Le décret n° 2008-863 du 27 août 2008 complétant le code de déontologie des sages-femmes [[1]] et l’arrêté du 2 novembre 2009 [[2]] ont légalisé la pratique de l’acupuncture chez les sages-femmes à condition d’être titulaire du diplôme interuniversitaire (DIU) d’acupuncture obstétricale.

Voici une nouvelle présentation de mémoire soutenu à Lille en 2014 sous la direction du Professeur Véronique Houfflin-Debarge et des coordinateurs les Drs Marie-Hélène Montaigne et Jean-Marc Stéphan, faisant suite aux travaux précédemment décrits [[3],[4],[5],[6],[7],[8],[9]] et montrant que la recherche clinique réalisée par nos étudiantes et sous contrôle de leur chef de service obstétricien ne s’essouffle pas.

 

Prise en charge de la douleur et aide à la cicatrisation par la moxibustion ou/et la poncture du point RA7 (lougu) chez les patientes primipares ayant bénéficié d'une épisiotomie

 

L’épisiotomie est une opération qui consiste à sectionner le périnée en partant de la commissure postérieure de la vulve. Elle intéresse la peau, la muqueuse vaginale, les muscles superficiels du périnée et tout le faisceau pubo-rectal (figure 1).

Figure 1. Episiotomie.

 

 

Le décret n° 2008-863 du 27 août 2008 complétant le code de déontologie des sages-femmes [[1]] et l’arrêté du 2 novembre 2009 [[2]] ont légalisé la pratique de l’acupuncture chez les sages-femmes à condition d’être titulaire du diplôme interuniversitaire (DIU) d’acupuncture obstétricale.

Voici une nouvelle présentation de mémoire soutenu à Lille en 2013 sous la direction du Professeur Véronique Houfflin-Debarge et des coordinateurs les Drs Marie-Hélène Montaigne et Jean-Marc Stéphan, faisant suite aux travaux précédemment décrits [[3],[4],[5],[6],[7],[8]] et montrant que la recherche clinique réalisée par nos étudiantes et sous contrôle de leur chef de service obstétricien ne s’essouffle pas.

  

L'examen de la langue et son aide au diagnostic et à la prise en charge du diabète gestationnel

 

Au cours de la grossesse, trois tableaux majeurs de diabète gestationnel sont décrits selon la différenciation des syndromes zheng : le Vide de qi de Rate ; la stagnation du qi de Foie qui peut engendrer un Feu de Foie ; la Chaleur ou le Feu de l’Estomac.

 

 

Le décret n° 2008-863 du 27 août 2008 complétant le code de déontologie des sages-femmes [[1]] et l’arrêté du 2 novembre 2009 [[2]] ont légalisé la pratique de l’acupuncture chez les sages-femmes à condition d’être titulaire du diplôme interuniversitaire (DIU) d’acupuncture obstétricale.

Voici deux nouvelles présentations de mémoires soutenus à Lille en 2012 et 2013 sous la direction du Professeur Véronique Houfflin-Debarge et des coordinateurs les Drs Marie-Hélène Montaigne et Jean-Marc Stéphan, faisant suite aux travaux précédemment décrits [[3],[4],[5],[6]] et montrant que la recherche clinique réalisée par nos étudiantes et sous contrôle de leur chef de service obstétricien ne s’essouffle pas.

 

Pré-éclampsie et acupuncture. Etude d'un cas clinique

 

La pré-éclampsie représente l’une des premières causes de mortalité maternelle dans les pays développés. Son traitement final demeure l’arrêt de la grossesse et la délivrance du placenta.

L’hospitalisation est nécessaire devant toute pré-éclampsie afin d’évaluer l’état maternel et fœtal. On classera alors la maladie en forme sévère ou modérée et on orientera la prise en charge en fonction du terme. L’incidence de l’hypertension gravidique est estimée entre 10 et 15% des grossesses en Europe et aux Etats-Unis. La pré-éclampsie modérée est observée dans 2% des grossesses, la forme sévère dans 0,6%, l’éclampsie survenant dans 0,1 % des grossesses.

On retrouve une mortalité maternelle de 0,1 à 5 pour 1 000 cas quand il existe une pré-éclampsie et jusqu’à 5 % en cas d’éclampsie (crise convulsive).

Le traitement de la pré-éclampsie modérée comporte une médication anti-hypertensive (nicardipine, labétolol, etc.), un remplissage vasculaire, une prévention de la crise d’éclampsie (sulfate de magnésium). Le contrôle clinique est quotidien avec une prise tensionnelle toutes les quatre heures, une recherche des signes fonctionnels, un contrôle quotidien du poids et de la diurèse. Le bilan biologique, qui recherche les signes d’hémolyse, les troubles de coagulation, une cytolyse et qui permet de dépister les complications sévères, est pratiqué tous les deux jours, plus fréquemment en cas de détérioration. La surveillance fœtale comporte une surveillance du rythme cardiaque foetal (deux à trois fois/jour), une évaluation quotidienne des mouvements actifs, une échographie deux fois par semaine, avec quantité de liquide et doppler de l’artère ombilicale, une biométrie toutes les deux semaines.

 

 

Le décret n° 2008-863 du 27 août 2008 complétant le code de déontologie des sages-femmes [[1]] et l’arrêté du 2 novembre 2009 [[2]] ont légalisé la pratique de l’acupuncture chez les sages-femmes à condition d’être titulaire du diplôme interuniversitaire (DIU) d’acupuncture obstétricale.

Voici trois nouvelles présentations de mémoires soutenus à Lille en 2012 sous la direction du Professeur Véronique Houfflin-Debarge et des coordinateurs les Drs Marie-Hélène Montaigne et Jean-Marc Stéphan, faisant suite aux travaux précédemment décrits [[3],[4]] et montrant que la recherche clinique réalisée par nos étudiantes et sous contrôle de leur chef de service obstétricien ne s’essouffle pas.

 

Les particularités du traitement du syndrome du canal carpien durant la grossesse

 

Le syndrome du canal carpien est une neuropathie compressive dont la prévalence varie de 21 à 59 % chez la femme enceinte selon les études. Il n'existe actuellement aucune prise en charge clairement établie. De ce fait, l’acupuncture apparaît comme une alternative possible, surtout qu’elle est déjà utilisée avec succès dans la population générale [[5],[6],[7]]. L'apparition du syndrome de canal carpien pendant la grossesse s'expliquerait par un phénomène de rétention d'eau avec œdème en regard du ligament annulaire du carpe, entraînant un phénomène compressif du nerf médian (figure 1).

 

Figure 1. Compression du nerf médian en regard du ligament annulaire du carpe chez la femme enceinte.

 

Le décret n° 2008-863 du 27 août 2008 complétant le code de déontologie des sages-femmes [[1]] et l’arrêté du 2 novembre 2009 [[2]] ont légalisé la pratique de l’acupuncture chez les sages-femmes à condition d’être titulaire du diplôme interuniversitaire (DIU) d’acupuncture obstétricale.

Voici deux nouvelles présentations de mémoires soutenus à Lille en 2013 sous la direction du Professeur Véronique Houfflin-Debarge et des coordinateurs les Drs Marie-Hélène Montaigne et Jean-Marc Stéphan, faisant suite aux travaux précédemment décrits [[3],[4],[5],[6],[7]] et montrant que la recherche clinique réalisée par nos étudiantes et sous contrôle de leur chef de service obstétricien ne s’essouffle pas.

 

La délivrance favorisée par acupuncture. Étude de 29 cas à la maternité Paul Gellé à Roubaix

 

L'hémorragie de la délivrance est une complication redoutable de l'accouchement qui peut mettre en jeu le pronostic vital de la mère (première cause de décès maternel). Pour la prévenir, on réalise pour les patientes à risque, une délivrance dirigée qui consiste en une injection lente de 5 UI d’ocytocine en intraveineux lors du dégagement de l'épaule antérieure. Cette méthode est devenue systématique même pour les patientes sans risque particulier. A une période où l'on parle d' « hypermédicalisation » et de « retour au naturel », il est paru intéressant à Caroline Dumortier et Sandra Mollet d’étudier une alternative utilisant l'acupuncture.

Peu d'études existent dans la littérature sur l'effet de l'acupuncture lors de la délivrance [[8],[9],[10]]. De ce fait, les auteurs ont donc pris contact avec une quinzaine de maternités réparties sur tout le territoire français (Strasbourg, Rouen, Lille, Brest, Paris, Lens etc.), mais aussi au Canada. Après un entretien téléphonique avec les sages-femmes de ces différentes structures, il apparaît que l'acupuncture n'est pas ou peu utilisée dans le cadre de la délivrance. Les raisons évoquées sont le manque de temps et la difficulté à choisir les points les plus adaptés.

De ce fait, pour la réalisation de leur étude clinique, Caroline Dumortier et Sandra Mollet ont choisi d’utiliser la combinaison de deux points : 6Rt (sanyinjiao) et 16Rn (huangshu) piqués le plus tôt possible (après clampage du cordon).

L’étude réalisée du 1 octobre 2012 au 31 janvier 2013 utilise la méthodologie de type OPC (objective performance criteria ou critère objectif de performance) [[11]]. Celle-ci permet de comparer l'action de l'acupuncture versus l’action de la délivrance dirigée grâce à la norme standard dérivée des résultats d’essais cliniques publiés et étudiés par la Cochrane Collaboration, servant ainsi de substitut au groupe témoin traditionnel [[12]].

Les critères de jugement de l'étude sont : délai entre l’accouchement et la délivrance ; réduction de la quantité des saignements et donc du nombre d'hémorragies de la délivrance et enfin le nombre de délivrance artificielle. Vingt-neuf femmes ont participé à cette étude.

 

 

Le décret n° 2008-863 du 27 août 2008 complétant le code de déontologie des sages-femmes [[1]] et l’arrêté du 2 novembre 2009 [[2]] ont légalisé la pratique de l’acupuncture chez les sages-femmes à condition d’être titulaire du diplôme interuniversitaire (DIU) d’acupuncture obstétricale.

Voici deux nouvelles présentations de mémoires soutenus à Lille en 2012 sous la direction du Professeur Véronique Houfflin-Debarge et des coordinateurs les Drs Marie-Hélène Montaigne et Jean-Marc Stéphan, faisant suite aux travaux précédemment décrits [[3],[4],[5]] et montrant que la recherche clinique réalisée par nos étudiantes et sous contrôle de leur chef de service obstétricien ne s’essouffle pas.

 


Etude du point baihui (20DM) dans le traitement de la poussée hémorroïdaire du post-partum

 

Du 01 décembre 2010 au 31 mars 2011, au sein de la maternité de niveau III du Centre Hospitalier de Calais, Mireille Bailly, Pascale Ponthieu et Caroline Vandenbilcke ont réalisé une étude prospective non randomisée dans laquelle les patientes étaient leur propre témoin. L’objectif de cette étude a été d’évaluer l’intérêt et l’efficacité de l’acupuncture dans les douleurs des poussées hémorroïdaires du post-partum et ceci notamment par la puncture unique du point baihui (20VG). La prise en charge de la crise hémorroïdaire du post-partum est mentionnée par Rempp [[6]] et n’a pas été étudiée dans la littérature dans ce cadre même. Ces hémorroïdes surviennent selon la différenciation des syndromes bianzheng par :

- Stase de qi et de Sang, pouvant évoluer vers un amas de Sang, lié le plus souvent en médecine traditionnelle chinoise à une perturbation des sept sentiments. En effet, le post-partum est une période délicate sur le plan psychique pour la jeune mère ;

 - Vide de qi de Rate qui peut induire un Vide de Sang (lié aux pertes de sang et de liquide de l'accouchement).

Le protocole d’étude choisi, consiste donc en la puncture du point 20VG durant une durée de quinze à vingt minutes, durant lesquelles l’aiguille est moxée cinq fois. La séance est conduite quatre à douze heures après l’accouchement. Ce délai permet de dépasser l’analgésie supposée de la péridurale tout en ne retardant pas la prise d’un traitement allopathique éventuellement nécessaire. Les analyses statistiques ont été réalisées au vu du petit échantillon de l’étude avec le test de Wilcoxon apparié. Vingt-quatre patientes (âge moyen : 29 ans et 6 mois) ont été incluses. La population étudiée se comporte de dix primipares, soit 41,6%. 79% des patientes ont expulsées spontanément ; pour les autres la naissance a nécessité une extraction instrumentale. Le poids moyen des bébés est de 3430g.

 

 

Le décret n° 2008-863 du 27 août 2008 complétant le code de déontologie des sages-femmes [[1]] et l’arrêté du 2 novembre 2009 [[2]] ont légalisé la pratique de l’acupuncture chez les sages-femmes à condition d’être titulaire du diplôme interuniversitaire (DIU) d’acupuncture obstétricale.

Voici trois nouvelles présentations de mémoire soutenus à Lille sous la direction du Professeur Véronique Houfflin-Debarge et des coordinateurs les Drs Marie-Hélène Montaigne et Jean-Marc Stéphan.

 


Expérimentation de la puncture du point RA6 en vue du relâchement du périnée lors de l’expulsion fœtale

 

En 2011, Anne-Sophie Piau et Sophie Broquet ont validé une étude clinique présentant une méthodologie basée sur l’OPC (objective performance criteria) [[3]]. Il s’agit d’une étude portant sur une population de cinquante-quatre femmes primipares ou seconde pare avec un utérus cicatriciel (ayant bénéficié d’une césarienne lors de leur première grossesse et qui n’avaient donc pas accouché par voie basse), en présentation du sommet et à un âge gestationnel supérieur ou égal à 37 semaines d’aménorrhée (SA). Ont été exclues les grossesses multiples (gémellaires ou triples), les présentations du siège, un âge gestationnel strictement inférieur à 37 SA, les patientes multipares...

Le but de l’étude  est d’étudier la qualité du relâchement du périnée par puncture du RA6 (sanyinjiao) par une aiguille de 25mm et de 0,25mm de diamètre posée bilatéralement à dilatation complète du col utérin, soit immédiatement, soit dans les minutes qui suivent ou encore juste avant les efforts expulsifs. Le critère d’efficacité a été les lésions périnéales au décours de l’accouchement par voie basse. L’étude est de type OPC car les auteurs ont comparé leur résultat avec une base de données fiable, norme objective qui sert de substitut au groupe témoin traditionnel. En l’occurrence, il s’agit de la base de données statistique de l’année 2010 (BD10) de l’hôpital Jeanne de Flandre à Lille concernant une même population de patientes primipares ou secondes pares avec césariennes antérieures (n= 2216 patientes). Pour un poids de naissance élevé supérieur à 3500g, connu pour être  facteur de risque important de lésions périnéales lors de l’accouchement par voie basse, seules 37,4% des patientes ont conservé un périnée intact en 2010 par rapport à 48% dans le groupe acupuncture. Aucune déchirure compliquée dans le groupe acupuncture versus BD10 (4,20%) ; 16% de déchirures simples versus 35,2%. Par contre, le nombre d’épisiotomies a été plus élevé dans le groupe acupuncture, 36% vs 23,2% en 2010 (figure 1).

Figure 1. Evaluation du périnée en fonction du poids.