Spécificité des points d’acupuncture utilisés dans la dysménorrhée primaire

Pourcentage d’utilisation des dix combinaisons de points les plus usités. La combinaison la plus courante est le VC4 et RA6 (60,97% ) ou RA6 et VC6 (28,6%), RA6 et VE32 (27,4%) etc.

L'acupuncture fournit une analgésie efficace dans la dysménorrhée primaire. Une étude basée sur l'exploration de données de la littérature a permis de sélectionner les points les plus généralement utilisés dans les essais cliniques avec ou sans randomisation, avec ou sans groupe témoin, publiés en anglais ou en chinois de janvier 1978 à avril 2014. Cette étude a pour intérêt d’examiner les principes de sélection des points d'acupuncture et leurs caractéristiques. 67,24% des points d'acupuncture utilisés étaient des points d'acupuncture spécifiques selon les théories de différenciation des syndromes, points de croisement, points shu antiques, points yuan et points shu et mu. Il en résulte donc une spécificité des points les plus fréquemment travaillés : sanyinjiao (RA6), guanyuan (VC4), qihai (VC6), diji (RA8), ciliao (VE32), etc. Les méridiens les plus souvent utilisés étaient renmai (Vaisseau Conception), zutaiyin (Rate-Pancréas) et zutaiyang (Vessie). Les points des membres inférieurs ont été les plus fréquemment puncturés. En conclusion, l’'exploration de données est une approche possible afin d'identifier les caractéristiques de la sélection des points d'acupuncture. Cette  étude indique ainsi que les protocoles d’acupuncture moderne du traitement de la dysménorrhée primaire sont basés sur une sélection des points d'acupuncture spécifiques mettant en pratique les théories de la médecine traditionnelle chinoise.

 Yu S, Yang J, Yang M, Gao Y, Chen J, Ren Y, Zhang L, Chen L, Liang F, Hu Y. Application of acupoints and meridians for the treatment of primary dysmenorrhea : a data mining-based literature study. Evid Based Complement Alternat Med. 2015;2015:752194. doi : 10.1155/2015/752194. Epub 2015 Feb 24. Review.

 

Le deqi engendre une réponse spécifique au niveau des points d’acupuncture et du cerveau

 

Recherche du deqi au 36ES.

Interprété comme flux de "l'énergie vitale", le deqi est l'effet caractéristique lié à la manipulation de l'aiguille. Il se manifeste sous diverses sensations perçues par les patients (engourdissement, lourdeur, distension et douleurs, sensation de diffusion) ainsi que par les acupuncteurs (sensation de lourdeur et de rétention/serrement sous l'aiguille). Bien que le mécanisme thérapeutique sous-jacent reste à préciser, il est généralement admis que l'intensité du stimulus doit atteindre un seuil afin de susciter le deqi. Résultant de la manipulation de l'aiguille, le deqi est considéré comme la condition sine qua non de l'acupuncture pour l’obtention d'un effet thérapeutique clinique optimal selon la MTC.

Une équipe chinoise a réalisé une étude sur 30 volontaires adultes en bonne santé afin d’analyser les changements intrinsèques au sein de l’organisme suite à l’acupuncture avec le deqi. Des aiguilles jetables d'un diamètre de 0,22 mm et 40 mm de longueur ont été utilisées. L'aiguille a été insérée verticalement à une profondeur de 2-3 cm aux points 4GI et 36E du côté droit, chaque point étant utilisé dans deux séries indépendantes de mesures. L'aiguille a été maintenue en place pendant 2 min avant de la manipuler. Elle a été tournée environ 180° dans chaque direction, au rythme d'un cycle par seconde, ce qui correspond à la technique utilisée en pratique clinique. La sensibilité du participant à la manipulation de l'aiguille a été testée et ajustée à sa tolérance, visant à susciter la sensation du deqi sans causer de douleur insupportable. Dans le cas d'une forte sensation douloureuse, la position de l'aiguille doit être réajustée pour faire disparaître la douleur en quelques secondes.

Les résultats des mesures par Laser Doppler imagerie de perfusion (LDPI), par échographie et par électromyographie (EMG) ont montré une augmentation du débit sanguin, du déplacement des tissus ainsi que de l'amplitude myoélectrique aux points d’acupuncture après obtention du deqi. Par ailleurs à l’imagerie fonctionnelle (IRMf), le traitement par acupuncture avec recherche du deqi induit une augmentation/diminution du signal dans différentes régions du cerveau, malgré l’absence de changement significatif à l'électroencéphalogramme.

D’après cette étude, les variations intrinsèques observées chez les sujets sains permettent d’évaluer de façon quantitative la réponse spécifique aux points d'acupuncture et au niveau du cerveau humain lors de l’obtention du deqi. Ceci confirme la validité d’une modalité de traitement largement adoptée dans le monde entier.

Tian DS, Xiong J, Pan Q, Liu F, Wang L, Xu SB, Huang GY, Wang W. De Qi, a Threshold of the Stimulus Intensity, Elicits the Specific Response of Acupoints and Intrinsic Change of Human Brain to Acupuncture. Evid Based Complement Alternat Med. 2014:914878.

 

L'auriculothérapie semble efficace dans l'antalgie

 

Treize ECR sont inclus dans la méta-analyse. On observe une importante hétérogénéité de la méta-analyse (I²=95% - P<0,00001) signifiant un biais dans l’analyse trop optimiste des résultats positifs. Une des sources de biais est en rapport avec le choix de sélection dans le protocole d’étude. L’analyse des sous-groupes objective que l’acupression auriculaire montre une efficacité plus grande que l’auriculothérapie proprement dite ou la stimulation électrique des aiguilles auriculaires.

L’objectif de cette revue systématique et méta-analyse est d’évaluer l’efficacité de l’auriculothérapie dans la douleur en incluant un groupe témoin placebo. Des essais comparatifs randomisés (ECR) ont été identifiés par recherche sur bases de données médicales (Medline, Cochrane, China Academic Journals, etc.) jusqu’en mai 2013. Le critère de jugement est le score d’intensité de la douleur. Vingt-deux ECR ont été identifiés et treize ECR ont été inclus pour la méta-analyse. Dans ces études, l’auriculothérapie montre une action antalgique statistiquement significative par rapport à un groupe placebo ou un groupe témoin. Les différences moyennes standardisées globales (SMD) étaient de -1,59 (IC 95% [-2,36, -0,82]) (13 ECR, N= 806), ce qui indique que la diminution moyenne du score de douleur dans le groupe d’auriculothérapie était 1,59 écart-type supérieur à celle du groupe placebo. En termes d’efficacité des différentes méthodes de traitement, l’acupression auriculaire objective la plus grande force de preuve dans l’antalgie, suivie par l’acupuncture auriculaire. Par contre, la stimulation électroacupuncturale n’a pas montré des preuves statistiquement significatives de son efficacité, ce qui peut être dû à la petite taille de l’échantillon (seuls dix-neuf sujets ont été inclus). En conclusion, même si cette méta-analyse objective une efficacité de l’auriculothérapie dans l’antalgie à un niveau de grade B (présomption scientifique) selon les recommandations de la Haute Autorité de Santé française (HAS) [[1]], d’autres ECR à plus grande échelle et de plus grande puissance sont nécessaires pour déterminer une preuve scientifique d’efficacité établie, surtout qu’il existe une grande hétérogénéité des ECR.​

Yeh CH, Chiang YC, Hoffman SL, Liang Z, Klem ML, Tam WW, Chien LC, Suen LK. Efficacy of auricular therapy for pain management : a systematic review and meta-analysis. Evid Based Complement Alternat Med. 2014 ;2014:934670. doi : 10.1155/2014/934670. Epub 2014 Jul 23. 

Dyspepsie fonctionnelle : efficacité de l’acupuncture comme thérapie complémentaire

Dans un essai clinique contrôlé randomisé, trente patients âgés de 18 à 60 ans et souffrant de dyspepsie fonctionnelle selon les critères de Rome III ont été répartis en deux groupes. Les personnes infectées par Helicobacter pylori sont exclues de l’étude. Le 1er groupe (GI) est soumis pendant quatre semaines à un traitement médicamenteux associé à un traitement par acupuncture spécifique. Le groupe contrôle (GII) est soumis pendant quatre semaines à un traitement pharmacologique et acupuncture non spécifique. Comme traitement médicamenteux, les patients reçoivent domperidone en cas de dyspepsie fonctionnelle de type inconfort post-prandial ou omeprazole en cas de dyspepsie fonctionnelle de type douleur épigastrique. Le traitement par acupuncture comporte au total douze séances, au rythme de trois séances/semaine. Chaque séance dure 40 minutes. Les points utilisés dans le groupe GI sont : 6MC, 4GI, 12 VC, 36 E, 3P, 44E. Pour GII, les points utilisés sont situés sur les mêmes méridiens mais décalés : 5MC, 3GI, 11VC, 35E, 2P, 43E. Les symptômes gastro-intestinaux, l’anxiété et la qualité de vie ont été évalués à la fin du traitement et trois mois après.
Après quatre semaines de traitement, les symptômes gastro-intestinaux sont améliorés dans les deux groupes : (55 ± 12 vs 29 ± 8,8) pour GI et (50,5 ± 10,2 vs 10,5 ± 46) pour GII. La qualité de vie était significativement meilleure dans le groupe I que dans le groupe II (93,4 ± 7,3 vs 102,4 ± 5,1). L’anxiété et la dépression étaient significativement plus faibles dans le groupe I que dans le groupe II. Trois mois après le traitement, les symptômes gastro-intestinaux sont restés meilleurs dans le groupe I, lorsqu'on les compare aux valeurs avant traitement.

Chez les patients atteints de dyspepsie fonctionnelle, l’acupuncture comme traitement d’appoint au traitement médicamenteux conventionnel donne de meilleurs résultats que le traitement médicamenteux conventionnel sans acupuncture. D'autres études avec davantage de patients sont nécessaires pour confirmer ces résultats.

 Lima FA , Ferreira LE , Pace FH. Acupuncture effectiveness as a complementary therapy in functional dyspepsia patients. Arq Gastroenterol . 2013 juil.-sept ; 50 (3) :202-7 . doi: 10.1590/S0004-28032013000200036.

 

 L’effet de l’acupuncture s’observe par IRMf sur le cortex somatosensoriel et le système limbique

 

Les zones stimulées par l’acupuncture véritable versus acupuncture simulée à l’IRMf.

(A)    réponses du cerveau à l'acupuncture vraie : activation sensorimotrice et affective ; désactivation de l'amygdale et les régions du cerveau de DMN (réseau cérébral du mode par défaut : lobe temporal médial, cortex préfrontal médial, cortex cingulaire postérieur, précunéus et d’autres régions avoisinantes du cortex pariétal).

(B)    réponses du cerveau entre acupuncture véritable et acupuncture simulée : activation importante dans les zones somato-sensorielles, les régions limbiques, les régions de traitement visuel et le cervelet.

(C)    réponses du cerveau à acupuncture véritable et simulée versus repos : activation zones sensorimotrices et affectives du cerveau et désactivation de l'amygdale et des régions de DMN associés à l'acupuncture véritable tandis que l'acupuncture simulée produit une activation dans des régions somatosensorielles et les régions affectives, le cervelet et désactivation dans les régions limbiques.

(D)    réponses du cerveau entre acupuncture véritable et acupuncture simulée par analyse soustractive : activation plus importante dans les régions sensori-motrices, affectives et cognitives ; désactivation de l'amygdale, de l’hippocampe pour l’acupuncture véritable.

Amyg : amygdale ; Ce : cervelet ; DlPFC : cortex préfrontal dorsolatéral ; FG : gyrus fusiforme ; H : formation hippocampique ; IN : insula ; MCC : cortex cingulaire médian ; Nac: noyau accumbens ; paraHG : gyrus parahippocampal ; PCC : cortex cingulaire postérieur ; preCG : gyrus pré-central ; pré-SMA : aire motrice pré-supplémentaire ; SI : cortex somatosensoriel primaire ; SII : cortex somatosensoriel secondaire ; SgACC : cortex cingulaire antérieur subgenual ; SMG : gyrus supra-marginal; Th : thalamus ; vmPFC: cortex préfrontal ventromédian.

 

La réponse du cerveau aux stimuli d’acupuncture que l’on peut observer par Imagerie par Résonnance Magnétique fonctionnelle (IRMf) englobe un vaste réseau de régions cérébrales faisant intervenir non seulement le cortex somatosensoriel, mais aussi les régions liées à l’affectif et au traitement des informations cognitives comme le système limbique. Les auteurs ont analysé les effets de l’acupuncture sur le cerveau humain à partir de toutes les études utilisant l'IRMf. Sept-cent-soixante-dix-neuf articles ont été identifiés, cent-quarante-neuf répondaient aux critères d'inclusion et trente-quatre ont permis la réalisation de la méta-analyse. On a considéré les aspects suivants : 1) les différences entre acupuncture véritable et simulée, 2) les différences dues à diverses méthodes de manipulation de l'acupuncture, 3) les différences entre les patients malades et volontaires sains, 4) les différences entre les différents points d'acupuncture. Bien que les résultats soient hétérogènes, on objective d’un point de vue descriptif que la plupart des études suggèrent que l’acupuncture module l’activité dans des zones spécifiques du cerveau : cortex somatosensoriel, système limbique, ganglions de la base, tronc cérébrale et cervelet. Mais des travaux de méthodologie plus rigoureuse sont encore nécessaires pour améliorer la cohérence entre les différentes études.

Huang W, Pach D, Napadow V, Park K, Long X, Neumann J, Maeda Y, Nierhaus T, Liang F, Witt CM. Characterizing acupuncture stimuli using brain imaging with FMRI--a systematic review and meta-analysis of the literature. PLoS One. 2012;7(4):e32960. doi: 10.1371/journal.pone.0032960.

 

L'acupuncture est efficace dans l'insomnie primaire

 

Selon le critère de mesure ESS, on observe une diminution significative de l’insomnie traitée par acupuncture placebo et véritable par rapport aux valeurs initiales. Dans le groupe de l'estazolam, le score ESS a au contraire augmenté à la phase de traitement et est retourné à la ligne de base durant le suivi. Par rapport aux groupes estazolam et acupuncture placebo, le groupe de véritable acupuncture a montré une réduction statistiquement significative (p<0,05) du score de l'ESS durant le traitement et durant la période de suivi.

 

 

 

Un essai clinique contrôlé randomisé versus double placebo a inclus, entre août 2009 et mai 2011, cent-quatre-vingts patients âgés de 25 à 75 ans souffrant d'insomnie primaire. Leur insomnie datait de quatre semaines ou plus au moment de l’inclusion et aucun d’entre eux n’avait été encore traité par médicament psychoactif. Ils ont été répartis de façon aléatoire en trois groupes pour recevoir un traitement pendant six semaines. Le groupe 1 est traité par acupuncture (avec placebo du médicament estazolam) ; le groupe 2 traité par estazolam (avec sham acupuncture) ; le groupe 3 est traité par sham acupuncture (avec placebo d’estazolam). La qualité du sommeil et la somnolence diurne ont été évaluées par l'indice de la qualité de sommeil de Pittsburgh (PSQI), l’échelle ESS (Epworth Sleepiness Scale), et le questionnaire simplifié SF-36 sur la qualité de vie liée à la santé. L’évaluation a été faite au moment de l’inclusion, à la fin du traitement et après deux mois de suivi.

Les points sélectionnés ont été : shenting (VG24), sishencong (EX-HN1), baihui (VG20), sanyinjiao (RA6) et shenmen (CO7). L’insertion de l’aiguille aux points VG20, VG24 et EX-HN1 a été faite de façon oblique sur une profondeur de 10 mm. Le point RP6 a été piqué de façon perpendiculaire sur une profondeur de 10 mm, tandis que le point CO7 sur une profondeur de 5 mm perpendiculairement également. Les aiguilles ont été manipulées jusqu’à obtention du deqi. Les aiguilles sont laissées pendant 30 minutes. Les séances ont été pratiquées tous les six jours pendant six semaines.

Les résultats ont montré une amélioration significative par rapport aux données recueillies au moment de l’inclusion pour les trois groupes. Néanmoins, dans le groupe traité par acupuncture, les auteurs ont constaté une nette amélioration de la qualité du sommeil et de la vitalité, ainsi qu’une diminution de la somnolence diurne par rapport aux deux groupes de contrôle placebo. Cette différence a persisté pendant toute la période de traitement jusqu’à la fin de la période de surveillance, deux mois après.

 Guo J, Wang LP, Liu CZ, Zhang J, Wang GL, Yi JH, Cheng JL. Efficacy of Acupuncture for Primary Insomnia: A Randomized Controlled Clinical Trial. Evid Based Complement Alternat Med. 2013;2013:163850. doi: 10.1155/2013/163850. Epub 2013 Sep 18.

 

La moxibustion au point 1Rn améliore l’efficacité des antihypertenseurs dans le traitement de l’hypertension essentielle

 

 

 

 

 

Représentation de la Déesse Artémis, déesse de la Chasse et une des déesses de la Lune. Artémis est une déesse « vierge », parthenos, la vierge qui s'occupe du feu. L’Artemisia vulgaris ou armoise vulgaire tire son nom d’Artémis. D’une autre plante issue de la grande famille des armoises (Artemisia), on pourra noter l’armoise annuelle (Artemisia annua - en chinois : qinghao (青蒿), plante annuelle originaire de Chine dont l’une des substances actives extraite de ses feuilles est l'artémisinine qui combat efficacement le paludisme.

 

 

 

 

 

Trois auteurs chinois ont réalisé une revue systématique pour évaluer l'efficacité de la stimulation du point 1Rn par moxa d’armoise (Artemisia vulgaris) combinée aux médicaments antihypertenseurs pour faire baisser la tension artérielle. La consultation de six bases (PubMed, Cochrane, Embase et trois bases chinoises) a permis de recenser 492 essais contrôlés randomisés (ECR) publiés depuis 1980 jusqu’au mois d’août 2013. Ces ECR ont évalué l'efficacité des interventions de type acupuncture, électroacupuncture ou moxibustion au point 1Rn dans le traitement de l’hypertension essentielle. Les sujets inclus dans ces ECR ont une pression systolique ≥ 140 mm Hg et/ou une pression diastolique ≥ 90 mm Hg, ou sont déjà traités par  médicaments antihypertenseurs. L’efficacité est définie comme une diminution de la TA systolique  supérieure à 30 mm Hg ou une diminution de la TA diastolique de plus de 10 mm Hg. Parmi les quatre ECR (tous menés en Chine et publiés en chinois) retenus dans cette méta-analyse, la moxibustion a été utilisée de façon directe dans deux ECR et de façon indirecte dans les deux autres.

Les résultats de l’analyse ont montré une efficacité supérieure de la moxibustion combinée aux antihypertenseurs (vs traitement par antihypertenseurs uniquement) sur la TA systolique, mais pas sur la TA diastolique.  Par ailleurs parmi ces quatre ECR, une étude a montré, après traitement par moxibustion au point 1Rn, une diminution du taux d'endothéline, d’angiotensine II et de l’activité rénine plasmatique (ARP), ainsi qu’une augmentation du taux d'oxyde nitrique, mais pas de manière significative (p>0,05), ceci étant probablement liée à la courte durée du traitement. La réalisation d'autres ECR de meilleure qualité méthodologique est nécessaire.

 

 Yang X, Xiong X, Yang G, Wang J. Effectiveness of Stimulation of Acupoint KI 1 by Artemisia vulgaris (Moxa) for the Treatment of Essential Hypertension: A Systematic Review of Randomized Controlled Trials. Evid Based Complement Alternat Med 2014.

 

L’électroacupuncture est plus efficace que la paroxétine dans le stress post-traumatique

 

Cent-trente-huit patients présentant un stress post-traumatique suite au tremblement de terre de Wenchuan dans la province du Sichuan ont participé à un essai contrôlé randomisé. Deux groupes : 1 groupe (n=69) traité par paroxétine et le second (n=69) par électroacupuncture (EA) sur les points suivants (figure 1) : baihui (20VG), sishencong (EX-HN1), shenting (24VG) et fengchi (20VB).

Figure 1.  Les points efficaces dans le stress post-traumatique.

 

L’efficacité du traitement par EA (100 Hz 30mn pendant 12 semaines, tous les deux jours et avec suivi sur six mois) a été évaluée par l’échelle de la dépression Hamilton (HAMD), l’échelle d’anxiété de Hamilton (HAMA), l’échelle CAPS et l’échelle TESS (qui enregistre les effets secondaires durant toute la période de traitement). Dans les deux groupes, il y a une amélioration des différents critères d’évaluation de manière statistiquement significative par rapport au début du traitement, mais davantage dans le groupe EA (p<0,05) versus groupe paroxétine. Par ailleurs, les effets secondaires dans le groupe EA sont nettement moins importants que dans celui paroxétine.

Wang Y, Hu YP, Wang WC, Pang RZ, Zhang AR. Clinical studies on treatment of earthquake-caused posttraumatic stress disorder using electroacupuncture. Evid Based Complement Alternat Med. 2012 ;2012:431279.